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Peur, pas peur, on continue

STOCKQMI-COVID-19
Photo d'archives Notre système de santé a réussi à maintenir son efficacité malgré les sollicitations accrues. Sur la photo, le CHUM.

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Les cas COVID-19 se multiplient et atteignent des niveaux record régulièrement ces temps-ci.

Les mortalités sont à la hausse et, toujours, principalement chez les personnes âgées vivant en résidence ou en CHSLD.

Le nombre de personnes hospitalisées ou aux soins intensifs explose au point qu’on doit annuler certaines opérations chirurgicales jugées non urgentes. Les listes d’attente s’allongent !

Face à la progression galopante de la pandémie, le gouvernement ajouterait d’autres restrictions afin d’éviter que notre système de santé ne puisse plus répondre à la demande.

Les sceptiques et les complotistes continueront de nier l’évidence et poursuivront leurs comportements inappropriés. Les personnes plus hasardeuses seront affairées à trouver les astuces pour contourner les règles, bien qu’elles reconnaissent l’existence de la pandémie. Chez d’autres, les appréhensions prennent de plus en plus de place et la réduction de leurs contacts sociaux tendra vers zéro.

Pour les personnes atteintes d’une maladie pulmonaire sévère, les statistiques de la COVID-19 prennent des allures affolantes !

Mon parcours santé

J’ai fréquenté les centres hospitaliers et CLSC plus souvent depuis mai dernier que dans les cinquante années précédentes.

Après une batterie de tests, des prises de sang, quasi au litre, et une biopsie, le pneumologue de l’hôpital Saint-Hyacinthe m’annonçait qu’il n’y avait pas de traces de cellules cancéreuses ni de COVID-19 et me référait au CHUM.

Après une autre série d’examens, l’équipe multidisciplinaire du CHUM concluait que je souffrais d’une fibrose pulmonaire de source inconnue et incurable, tout en ayant l’objectif de la ralentir et d’espérer une possible greffe.

L’inhalothérapeute et l’infirmière clinicienne m’ont mis en garde contre tous les risques d’infection, y incluant le simple rhume, et m’incitent à faire preuve d’une extrême prudence. Imaginez comment je dois me tenir loin du coronavirus !

L’épreuve m’a cependant permis d’apprécier au plus haut point notre système de santé, ainsi que les médecins, le personnel soignant et le personnel administratif et d’entretien qui y œuvrent.

Dans la tourmente pandémique, ceux-ci ont été à la hauteur et ne ménagent aucun effort pour assurer les suivis et réduire au minimum les risques de contagion pendant les rendez-vous médicaux.

Sachant que les CISSS et les CIUSSS sont des lieux propices à la contagion, j’assume le risque d’y aller, car j’en retire plus d’avantages que d’inconvénients.

Chose certaine, très content d’être au Québec pour me faire soigner comparativement au système de santé étatsunien !

Serrer la vis

Le gouvernement réfléchit à l’ajout de nouvelles mesures pour réduire le nombre d’infections. Je comprends le souci !

Quoique plus sensible aux données COVID-19, je crois qu’il devra opérer avec parcimonie pour ne pas provoquer l’effet inverse.

Si révolte et tricherie se multipliaient face à des restrictions plus sévères, le danger de propagation grandirait.

L’appel régulier au sens civique m’apparaît encore comme la voie privilégiée pour responsabiliser le citoyen et éliminer les cachotteries.

Conscient que la course de ma vie est obstruée par de sérieux obstacles, j’ai une envie irrésistible de filer jusqu’au fil d’arrivée !