/opinion/blogs/columnists
Navigation

C’est quelqu’un que vous connaissez

Coup d'oeil sur cet article

Hôpitaux bondés, manque de personnel, risque de dépassement des capacités : le système de santé québécois est à bout de souffle, et les personnes qui y travaillent aussi.

Avant de lire ces lignes, prenez le temps de mettre un nom sur une personne que vous connaissez qui travaille dans le milieu de la santé. 

Votre voisine, votre cousin, la sœur de votre ami ou encore le gars que vous croisez au parc à chien.

Maintenant, imaginez cette personne stressée, exténuée, au bout du rouleau...

Mettre un visage sur une réalité, je fais ça quand elle me dépasse. 

C’est la meilleure façon que j’ai trouvée pour donner un sens à l’idée d’apporter ma contribution.

Aux gens qui comptent se réunir dans le temps des Fêtes malgré les interdictions du gouvernement, s’il vous plaît, respectez les mesures au nom de cette personne qui se met à risque pour vous soigner.

La fierté de respecter

Oui, plus d’argent devrait être injecté dans le système de santé. 

Oui, les divers intervenants et intervenantes du réseau devraient avoir de meilleures conditions. 

Oui, le gouvernement devrait imposer des mesures plus strictes, comme le retour massif au télétravail, et trouver des stratégies plus efficaces pour limiter l’éclosion de foyers dans les écoles. 

Oui, c’est difficile, et la santé mentale de la population se détériore à force d’être privée de contacts sociaux...

Mais ce que le gouvernement ne pourra jamais faire pour nous, c’est respecter les règles à notre place.

Nous pouvons, considérablement, alléger la tâche du personnel soignant. 

Faisons-le et soyons fiers de faire preuve de respect envers ceux et celles qui pourraient un jour ou l’autre avoir notre vie entre leurs mains.

Dans le temps des Fêtes, on a le cœur plus généreux. 

Et si l’un des moyens pour témoigner de cette générosité était de porter symboliquement, avec ces personnes, leur blouse et leur sarrau ?