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Cours de flûte traversière: déjà plus de 100 000 abonnés sur YouTube pour Amélie Brodeur

Amélie Brodeur fait «le buzz» avec ses cours de flûte traversière

Amélie Brodeur
Photo courtoisie, Amélie Brodeur Depuis son domicile sur la Rive-Sud de Montréal, Amélie Brodeur rejoint des flûtistes en herbe partout sur la planète par le truchement de sa chaîne YouTube The Flute Channel : un succès qui la surprend...

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Dans l’imaginaire populaire, la flûte traversière n’a pas le même attrait que le piano ou la guitare, mais elle compte assez d’adeptes dans le monde pour que la chaîne YouTube créée par la musicienne québécoise Amélie Brodeur, dans le but d’offrir des leçons de son instrument préféré, vienne tout juste de franchir la barre symbolique des 100 000 abonnés.

La flûtiste de 39 ans de Longueuil était loin de se douter qu’elle remporterait un tel succès quand elle a lancé The Flute Channel, en 2015.

«La première fois qu’une vidéo a recueilli 1000 vues, j’étais tout excitée. Je me disais : wow, c’est comme la salle Maisonneuve de la Place des Arts. Maintenant, on est peut-être rendus à 15 millions de vues en tout», se réjouit-elle, en entrevue avec Le Journal.

Détentrice d’un bac en interprétation et d’un bac en enseignement de la musique, Amélie Brodeur, qui participe aussi à des concerts professionnels (elle a accompagné l’Orchestre 21 et tourné en Europe, entre autres), donnait déjà des cours de flûte traversière à son domicile quand elle a fondé sa chaîne YouTube.

«Mon conjoint, qui est aussi flûtiste, entendait mes élèves progresser rapidement et il me questionnait sur mes méthodes pédagogiques. Il m’a suggéré de faire de même sur YouTube.»

Apparemment, très peu de flûtistes dévoilent les secrets de leur art sur le web et, lentement mais sûrement, The Flute Channel a gagné des adeptes dans plusieurs pays.

«Nous avons même une dame en Tanzanie qui adore notre chaîne parce que dans son pays, elle n’a pas beaucoup d’amis qui jouent de la flûte. Ça lui fait une communauté en ligne. Cela dit, notre plus gros public est en Californie et au Texas», indique celle qui enseigne aussi la musique à l’école primaire Bourgeoys-Champagnat, à Longueuil.

Le confinement a un effet sur sa clientèle. «Plus de gens m’ont écrit pour suivre des cours privés», précise-t-elle.

Empire de la flûte

Outre sa chaîne, où elle téléverse au moins deux nouvelles leçons par mois, Amélie Brodeur opère aussi le balado The Flute Talk Podcast et tient boutique au musogy.com.

À la blague, elle affirme vouloir créer «un empire de la flûte» avec son conjoint, qui la soutient dans ses projets.

«Nous essayons de nous diversifier, explique-t-elle. J’ai écrit une méthode de flûte dont je suis en train de réaliser le deuxième volume. Notre prochain projet, c’est faire des albums.»

Tout cela en continuant de développer The Flute Channel.

«La chaîne, ça me procure un revenu, mais c’est aussi de la publicité payante. On se bâtit une réputation et une communauté. C’est comme faire d’une pierre et deux coups. Si on continue de grossir, un jour on pourra en vivre.»