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Des parents craignent que la fermeture des écoles se prolonge en janvier

Des parents craignent que la fermeture des écoles se prolonge en janvier
Photo d'archives, Agence QMI

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Le premier ministre François Legault, qui a annoncé mardi que la période de fermeture des écoles primaires s’étirera jusqu’au 11 janvier comme au secondaire, n’a pas rassuré complètement des parents qui craignent que cette fermeture ne se prolonge encore davantage au retour du congé des Fêtes.

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Interrogé sur cette possibilité en point de presse mardi, M. Legault a affirmé que «le risque est faible».  

«Notre objectif est vraiment de rouvrir les écoles le 11 janvier. Je l’ai souvent dit, la dernière chose que l’on veut fermer, ce sont les écoles. [...] Les chances sont très très faibles. Les enfants qui écoutent, vous allez être à l’école le 11 janvier», a-t-il déclaré. 

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La réponse n’a toutefois pas rassuré complètement Kévin Roy, président de la Fédération des comités de parents du Québec, qui souligne que le premier ministre n’a pas fermé complètement la porte à cette éventualité. 

«Il a dit que les chances étaient très faibles, mais il n’a pas dit non», lance-t-il tout en rappelant que le fameux «défi 28 jours» lancé par le gouvernement au début octobre est devenu «interminable». 

«Ça me fait peur, j’espère vraiment que les écoles vont ouvrir après le 11 janvier. Au primaire, des listes de devoirs à faire avec des profs disponibles, c’est un minimum. Au secondaire, l’école à distance, c’est mieux que rien, mais c’est loin d’être l’idéal. Les jeunes vont avoir à en payer le prix», affirme M. Roy.  

Enseignants déçus

La fermeture des écoles primaires jusqu’au 11 janvier a par ailleurs créé une «énorme» déception dans les rangs des enseignants du préscolaire et du début du primaire, affirme Josée Scalabrini, présidente de la Fédération des syndicats de l’enseignement.  

Il est «terriblement difficile» de faire de l’enseignement à la maison si ces élèves ne sont pas eux-mêmes accompagnés par un parent, souligne-t-elle. 

La déception se fait aussi sentir dans les rangs des directeurs d’écoles. «Ce sont d’autres journées d’absence pour d’autres élèves. L’apprentissage à distance reste une mesure alternative, ça ne remplacera jamais la présence des élèves en classe», affirme son président, Nicolas Prévost.  

Du côté de la Fédération autonome de l’enseignement, son président, Sylvain Mallette, s’est montré plutôt résigné. «Ce n’est pas le premier choix que l’on ferait, mais l’objectif est de casser la deuxième vague et les écoles, comme les milieux de travail, y contribuent», a-t-il déclaré. 

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