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Tiger Woods jouera un premier tournoi avec son fils

Tiger Woods
Photo courtoisie, compte twitter pga tour Charlie Woods, 11 ans, observe son illustre père Tiger avec lequel il fera équipe dès samedi à Orlando.

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L’équipe Woods. L’image est forte et marque l’imaginaire. Pour la première fois, Tiger et son fils s’élanceront ensemble dans un évènement du circuit de la PGA, dès samedi, à Orlando en Floride. 

Charlie, 11 ans, est la copie conforme du paternel. On regarde fiston, haut comme trois pommes, frapper la petite balle avec aplomb et on voit le Tigre, 44 ans, vainqueur de 82 tournois de la PGA et champion de 15 titres majeurs. 

De l’élan à la routine, à la démarche, aux mimiques et aux réactions, c’est Tiger Woods tout craché, en version miniature. Les vidéos qui ont circulé sur le web, jeudi, en marge de la ronde pro-am du Championnat PNC, démontrent hors de tout doute que l’enfant du célèbre golfeur est tombé dans la marmite de potion magique des Woods. 

Certains, sourire en coin, prétendent même que Charlie est plus abrasif et mordant que le paternel sur les allées et les verts. Le numéro trois au monde, Justin Thomas, en a témoigné. 

« Il aime me picosser et je dois toujours me rappeler qu’il n’a que 11 ans. Je dois aussi me rappeler que je dois faire gaffe à ce que je réponds ou ce que je dis », s’est exclamé le golfeur de 27 ans qui est devenu un ami proche des Woods. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle Charlie l’a adopté depuis quelques années. 

« Ils sont tellement semblables. Qui donc ne voudrait pas devenir comme son père, surtout quand celui-ci se nomme Tiger Woods ? a-t-il ensuite demandé. Il a indéniablement toutes ses petites manières. » 

Le petit lui tire sans cesse la pipe en lui répétant qu’il peut le battre. Il a même exigé de jouer la première ronde du Championnat PNC, samedi, avec Thomas et son père Mike, un professionnel de club qui l’a aussi pris sous son aile. Évidemment, le moment sera idéal pour ajouter un peu de piquant au tournoi avec de petites compétitions au sein du quatuor. 

Mordu de concours

La compétitivité coule dans les veines du plus jeune Woods. Il ne s’arrête jamais. Si bien, qu’à l’âge d’à peine neuf ans, alors que Thomas venait de savourer sa première conquête majeure et de grimper sur le trône du classement mondial, Charlie l’a mis au défi avec son père. 

Sur le vert de pratique de la maison familiale en Floride, ils ont procédé à un concours de « putting » sur neuf trous. Aucun privilège, aucune pitié. Après le huitième, le petit bonhomme menait par un coup... Les babines aussi enflammées que son fer droit !  

« Avant le neuvième fanion, Charlie nous démolissait. Il nous balançait à la figure toutes sortes de choses. Il disait entre autres qu’à seulement neuf ans, il était en phase de battre le meilleur joueur au monde et le prétendu meilleur golfeur de l’histoire, a raconté Thomas, encore amusé. Vous voyez le genre ». 

« Eh bien, le destin a frappé, s’est-il empressé d’enchaîner. Il a effectué trois roulés et j’ai gagné. Je lui ai cloué le bec très rapidement. »

Protection

Pour revenir à cette entrée en scène à l’évènement familial disputé en duo, il ne faut surtout pas oublier que Charlie est encore très jeune. Même s’il a accumulé plusieurs victoires sur le circuit junior de la Floride l’été dernier, il ne faut surtout pas le placer sur les traces du paternel. Force est d’admettre qu’il possède déjà les qualités nécessaires, le manuel et l’exemple parfait pour devenir un prodige. 

« Peu importe ce que Charlie décide de faire plus tard, ou quel sport il va choisir, que ce soit le golf ou non, il doit faire ce qu’il lui plaît », a rappelé Woods.

Le Tigre s’est toujours montré discret en protégeant ses enfants. Rarement a-t-on vu Sam et Charlie sous les feux de la rampe. Mais cette photo forte du fils qui enlace son papa à nouveau champion du Tournoi des Maîtres en avril 2019 a fait le tour de la planète. C’était sa première apparition marquée. 

Questionné sur les qualités de son fils, jeudi, Tiger n’est pas du tout entré dans les détails. Il veut surtout le voir s’amuser et profiter du moment. Il n’est pas question de score, de titre ou de trophée. Il est plutôt question d’une opportunité en or de créer des souvenirs père-fils impérissables sur le parcours du Ritz-Carlton. Un moment cher. 

« C’est tellement plaisant de le voir s’amuser dans ce sport. C’est ça l’objectif. Il doit savourer le moment, a répété Woods maintes fois. J’aime le voir sentir, créer et frapper ses coups. Il frappe la balle solidement. » 

Même s’il peut être l’entraîneur tout indiqué pour guider son fils, Tiger le laisse plutôt découvrir ses habiletés. Comme son père Earl l’a fait, il travaille cette petite touche de magie unique aux Woods. 

Ce week-end, les amateurs seront plongés dans un véritable retour vers le futur.