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Environnement: Rio Tinto investit 11 M$ dans un système de recyclage d’aluminium

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Rio Tinto fait un pas de plus pour l'environnement en investissant 11 M$ dans un nouveau système de recyclage d'aluminium à l’usine Laterrière de Saguenay. 

Un nouveau four de refonte sera ajouté au centre de coulée de l'usine. La capacité de recyclage d'aluminium sera accrue à 22 000 tonnes par année.

Le nouvel équipement permettra de recycler les recoupes d'aluminium. «Notre objectif est de répondre aux besoins de nos clients qui souhaitent de plus en plus se faire livrer ce qu'on appelle des lingots parfaits, c'est-à-dire sans tête ni pied», a expliqué jeudi le directeur des opérations au Québec pour Rio Tinto, Sébastien Ross.

C'est qu'aujourd'hui, par exemple, l'industrie automobile exige, dans 80% de ses commandes, que Rio Tinto coupe ces deux embouts des lingots avant leur livraison.

«Ces lingots sont principalement destinés à l'industrie de l'automobile et de l'emballage qui représentent des marchés importants pour l'aluminium dans la région. En fait, AP155, c'est un peu plus que la moitié de notre production», a précisé M. Ross, en entrevue avec TVA Nouvelles.

Avec un four en marche vers la fin de 2021 ou au début de 2022, Rio Tinto pourra recycler les deux embouts afin de produire d'autres lingots de laminage. Avant, ils étaient revendus à faible prix.

«Les deux bouts des lingots ne sont pas parfaitement utilisables pour nos clients. Donc, ces bouts-là sont coupés et vont être refondus et recyclés à l'intérieur de ce four de refonte», a ajouté le directeur de la multinationale.

Sept emplois seront créés. Les retombées pour les entreprises québécoises sont évaluées à 9,6 M$.

Pour la ministre responsable du Saguenay–Lac-Saint-Jean, Andrée Laforest, c'est une excellente nouvelle. «C'est comme un cadeau de Noël. 11 M$ avant 2021 dans le contexte de la pandémie, c'est vraiment considérable. Ce n'est pas rien.»

Avec des lingots parfaits, sans extrémités, et un four qui augmente la capacité de les recycler, il y a un gain écologique en réduisant notamment les transports d'aluminium.

«C’est un jalon vers l'économie circulaire qui est de plus en plus demandée», a conclu Sébastien Ross.

L'investissement est une première phase. Mais avec la quantité importante de retailles d'aluminium sur le marché, la capacité du four pourrait être augmentée.