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Football: Étienne Cloutier sur les traces de son père

Le plaqueur s’est engagé avec le Rouge et Or

Étienne Cloutier a complété son parcours collégial avec les Titans de Limoilou.
Photo courtoisie Étienne Cloutier a complété son parcours collégial avec les Titans de Limoilou.

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Étienne Cloutier n’a pas été retenu dans la première vague d’admissions à la prestigieuse université de Harvard, mais il conserve un espoir pour la seconde vague dont les réponses tomberont à la fin mars.

«Parce que c’était un rêve, je suis un peu déçu, mais je savais quand je me suis embarqué dans cette aventure que mes chances n’étaient pas de cent pour cent [étant donné] que c’est l’université la plus relevée au monde, a raconté le bloqueur des Titans de Limoilou. Le bon côté est que je n’ai pas reçu une réponse négative. Il y a encore une petite porte qui reste ouverte. Seulement 700 étudiants ont été retenus parmi les 10 000 demandes.»

«Ce fut une belle expérience de vie de vivre tout ce processus, poursuit Cloutier. Lors d’une entrevue qui n’avait rien de formel, j’ai été jumelé à un ancien de Harvard qui voulait apprendre à mieux me connaître. Il a produit un rapport qu’il a remis au comité d’admission.»

Avec le Rouge et Or

Après avoir appris la nouvelle, jeudi soir, Cloutier s’est rapidement tourné vers son autre option. Il a contacté l’entraîneur-chef Glen Constantin. 

«J’ai confirmé à Glen que j’allais étudier à Laval dès janvier et que j’allais me joindre au Rouge et Or, a-t-il mentionné. Je l’ai informé que j’avais encore des chances d’être admis à Harvard, et il m’appuie à cent pour cent dans ma démarche. Quand les réponses sortiront à la fin mars, j’opterai pour Harvard ou je continuerai à cent pour cent à Laval.»

La décision de se joindre au Rouge et Or n’a pas été difficile pour le futur étudiant en physique. «J’ai baigné dans l’environnement du Rouge et Or toute ma vie, a-t-il résumé. Le choix était évident. Je transportais l’eau lors des parties quand j’étais au primaire et j’ai été ball boy du secondaire jusqu’en 2019 quand mon horaire me le permettait.»

Cloutier marchera ainsi sur les traces de son paternel, qui a évolué avec le Rouge et Or de 1995 à 1999 et fut élu sur la deuxième équipe d’étoiles au pays lors du premier titre de la Coupe Vanier à sa dernière saison. Jacques Cloutier a aussi travaillé comme adjoint avec le Rouge et Or pendant près de 10 ans.

Cloutier devient le troisième joueur de deuxième génération à se joindre au Rouge et Or cette année, après Enzo Pepe Esposito et Andrew Menzies. 

«C’est spécial de me retrouver avec la même équipe pour laquelle mon père a joué, a-t-il exprimé. Ça démontre la longue histoire du programme.»

À 6 pi 4 po et 245 livres, cet étudiant d’exception ne mettra pas seulement ses énergies dans ses livres cet hiver puisqu’il entend s’entraîner fort. 

«Je veux prendre 15 à 20 livres en prévision de ma première saison, a-t-il précisé. D’ici deux ans, j’aimerais jouer à 270 livres. Il y a de très bons joueurs sur la ligne offensive, et ma première saison en sera une d’apprentissage.»