/news/provincial
Navigation

La Ville de Québec quadruple sa subvention à l’événement KWE! pour valoriser la culture autochtone

L’événement KWE ! À la rencontre des peuples autochtones s’est tenu à Wendake et à la place de l’Assemblée-Nationale dans les dernières années. Les Québécois et les touristes peuvent y découvrir la richesse culturelle des nations autochtones à travers la musique, la cuisine, l’artisanat et les discussions.
Photo d'archives L’événement KWE ! À la rencontre des peuples autochtones s’est tenu à Wendake et à la place de l’Assemblée-Nationale dans les dernières années. Les Québécois et les touristes peuvent y découvrir la richesse culturelle des nations autochtones à travers la musique, la cuisine, l’artisanat et les discussions.

Coup d'oeil sur cet article

Appelé à grandir, l’événement KWE! À la rencontre des peuples autochtones déménagera à la place Jean-Béliveau cet été et bénéficiera désormais d’une aide financière quatre fois plus importante de la Ville de Québec.

Le maire de Québec, Régis Labeaume, a dévoilé vendredi une série d’actions et de projets visant à valoriser les communautés des Premières Nations. Il s’était engagé à le faire en 2019, lors d’un sommet à Wendake, désirant favoriser le rapprochement entre les Québécois et les Premières Nations.  

Le geste le plus significatif consiste à bonifier l’aide financière accordée à l’événement KWE!, qui recevra dorénavant 400 000$ par an au lieu de 100 000$. Cette somme a été confirmée pour les trois prochaines années. 

KWE! À la rencontre des peuples autochtones, qui offre notamment des prestations musicales, des ateliers, des démonstrations d’artisanat et des expériences culinaires, sera présenté du 18 au 21 juin prochain. La vaste place Jean-Béliveau était tout indiquée pour le respect des consignes sanitaires, avec l’œuvre La Rencontre en trame de fond, a exposé le maire qui voit grand pour cet événement lancé en 2017.   

«Avec plus de moyens financiers, ça peut devenir spectaculaire. L’été prochain, je ne pense pas que ça va venir d’Asie, ça va venir plutôt de Shawinigan, les touristes, mais éventuellement, moi, je connais l’appétit de l’Europe francophone sur cette thématique-là. Je vois déjà des images qu’on pourrait utiliser pour faire la promotion touristique de Québec», a déclaré M. Labeaume.   

À ses côtés en conférence de presse, le chef de l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador, Ghislain Picard, s’est dit «enchanté» par les gestes posés par la Ville de Québec, qui lancera également un concours d’art public destiné aux autochtones (75 000$). La Ville investira aussi 80 000$ dans des activités littéraires pour faire rayonner des auteurs autochtones et 50 000$ pour des activités de valorisation culturelle à la Bibliothèque de Québec. 

L’événement KWE ! À la rencontre des peuples autochtones s’est tenu à Wendake et à la place de l’Assemblée-Nationale dans les dernières années. Les Québécois et les touristes peuvent y découvrir la richesse culturelle des nations autochtones à travers la musique, la cuisine, l’artisanat et les discussions.
PHOTO DIDIER DEBUSSCHÈRE

Racisme systémique

«Lorsqu’il s’agit de faire échec au racisme et la discrimination, ça ne peut jamais être trop tard. Je pense que tous les gestes ont (du) mérite si, à la base, ils sont sincères pour vraiment atteindre une intention et un objectif plus que louable», a déclaré M. Picard, qui a également salué l’appui du maire qui a reconnu publiquement, en octobre dernier, l’existence d’un racisme systémique, contrairement au gouvernement Legault. 

Régis Labeaume a également livré un témoignage très personnel sur sa vision du racisme. 

«Moi, j’ai une fille asiatique. Mon bébé de 20 ans est asiatique. Je hurlerais comme un fou si elle était victime de racisme. Si je hurlerais pour ma fille, pourquoi je ne hurlerais pas pour tout le monde? Ça serait une très grande injustice», a-t-il exprimé.  

«Comme père et individu, je pense que ça fait partie aussi, en quelque part, de ma responsabilité de partager ces hurlements-là pour les membres des Premières Nations et quiconque vient de la diversité. On ne peut plus accepter ça. Je n’accepterais pas ça pour ma fille et je ne peux pas accepter ça pour n’importe qui.»