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Une série télé sur le SPVQ

Les huit épisodes de Police en service seront diffusés à Télé-Québec

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Photo courtoisie, Télé-Québec Une équipe de tournage a eu un accès privilégié aux effectifs du Service de police de la Ville de Québec.

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Même si l’univers policier fait l’objet de nombreuses émissions, fictives ou documentaires, il est toujours aussi fascinant d’avoir accès à ses coulisses. Dans Police en service, diffusée dès le 7 janvier à Télé-Québec, une équipe de tournage a suivi des policiers du SPVQ durant 40 jours cet été, mettant en lumière un aspect profondément humain de leur métier.

Sans tomber dans le sensationnalisme, on s’accroche aux épisodes intenses comme à ceux de District 31, sauf qu’on est bel et bien ancré dans la réalité. C’est d’ailleurs la productrice (Nadia Ruel) et la réalisatrice (Catherine Proulx) de la captivante série De garde 24/7, qui ont fait incursion durant six saisons dans le milieu hospitalier, qui sont derrière Police en service

La série documentaire d’observation, de huit épisodes d’une heure, propose des incursions inédites dans des unités d’enquêtes comme celle sur l’exploitation sexuelle des mineurs, l’identité judiciaire, et également dans une unité d’intervention spécialisée en santé mentale et en délits familiaux. L’équipe accompagne également les policiers en patrouille, qui acceptent de livrer leurs émotions à la caméra.

« Évidemment, ce n’est pas la première série policière qui va être montrée au public québécois, note Nadia Ruel. Ce qui nous distingue vraiment des autres, au-delà de vouloir montrer l’humain derrière l’uniforme, c’est que le SPVQ nous a donné un accès extraordinaire aux différentes unités qui composent l’organisation. On a accès à des unités qui, habituellement, sont assez méconnues du public. »

Si c’est le corps de police de la capitale qui a été approché, c’est pour montrer une réalité « qui sort du grand Montréal », ajoute-t-elle.

Crimes sexuels et santé mentale

Au premier épisode, on assiste aux étapes menant à une perquisition chez un homme dénoncé pour possession de pornographie juvénile. La lieutenante-détective en charge, Marie-Manon Savard, explique comment son équipe et elle arrivent à garder leur sang-froid devant l’horreur du contenu perquisitionné. On assiste même à une vérification de preuves qui donne froid dans le dos. 

L’unité traite plus de 400 dossiers par année. « J’aurais le double [de ressources] et on aurait encore de la difficulté à passer au travers [de tous les dossiers]. Quand on gratte, on agrandit le bobo », souligne-t-elle.

Quant au second épisode, il soulève la complexité des enjeux reliés aux problèmes de santé mentale. On y apprend que les trois quarts des interventions de la police y sont liés. 

Ce qui nous fait constater à quel point le métier de policier a évolué vers un rôle social crucial au fil des ans. « La police de quand je suis rentrée en 2002 et celle d’aujourd’hui, on avait moins ce volet-là, confie la lieutenante coordonnatrice Julie Marcotte. Aujourd’hui, ceux qui rentrent à l’École nationale de police ont vraiment une sensibilité au niveau psychosocial. Tous les programmes de techniques policières ont été revus. Ils sont beaucoup plus aptes à intervenir. » 

  • La série Police en service sera diffusée dès le 7 janvier à Télé-Québec.