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Il a envoyé une photo osée à une ancienne étudiante

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Un ancien intervenant du Collège privé des Hauts Sommets, à Saint-Tite-des-Caps, a reconnu, mardi, avoir eu en sa possession de la pornographie juvénile et avoir harcelé une ancienne étudiante.

Le 30 août 2019 à 5 h 30 du matin, Yannick Lafrance, 40 ans, a envoyé par le biais de Messenger une photo de lui nu, avec en main son pénis, à une jeune fille de 17 ans.  

Cette dernière, qui avait déjà fréquenté l’établissement scolaire, a reconnu l’homme, qui agissait notamment, selon le site web de l’école, à titre de « coordonnateur des résidences » et d’« intervenant de soir », et qui s’occupait également de l’option « plein air » du collège.  

Elle a donc avisé les policiers qui ont procédé à une perquisition au domicile de Lafrance, à Beaupré.

Chez lui, un disque dur a été retrouvé, lequel contenait des images de pornographie juvénile.  

Enfants d’âge prépubère

« Quarante-cinq fichiers ont été retrouvés qui mettent en scène des jeunes filles nues ou en petites tenues d’âge prépubère, soit entre 9 et 12 ans », a fait savoir la poursuivante, Me Andréanne Sirois.

« Il faut également noter que lorsque monsieur a été arrêté en lien avec la communication indécente, il a fait une déclaration aux policiers dans laquelle il reconnaissait avoir transmis une photo de lui nu à la jeune fille en précisant qu’il était en état d’ébriété », a-t-elle ajouté.  

Puisque l’accusé en est à un premier passage devant les tribunaux en semblable matière, la procureure aux poursuites criminelles et pénales a demandé la rédaction d’un rapport présentenciel visant à éclairer le tribunal quant à la peine appropriée qui devra être prononcée. 

Me Sirois a de plus précisé à la juge Réna Émond que le volet sexologique de l’expertise n’était pas nécessaire, mais elle a tout de même demandé à la présidente du tribunal de l’ordonner. 

Cette dernière a donc laissé à l’agente de probation le soin d’évaluer si une expertise sexologique était requise ou non.  

Lien rompu

Interrogé par Le Journal, le directeur général de l’établissement scolaire, Marc Charbonneau, a fait savoir que Lafrance n’était plus à l’emploi du collège privé, et ce, « depuis septembre 2019 », soit immédiatement après les événements.

Un mandat d’arrestation a été lancé deux mois plus tard.

Lafrance, qui est en liberté durant les procédures, reviendra devant le tribunal le 23 mars pour les observations sur la peine.