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Noël à l’hôpital: incursion dans la réalité des enfants malades

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Noël sera différent pour la majorité d'entre nous en raison de la COVID-19, mais il le sera encore plus pour les enfants malades qui passent la période des Fêtes à l'hôpital. 

Des infirmières de l'Unité Charles-Bruneau du CHU de Québec ont accepté de porter des caméras pour filmer leur quotidien pendant leur quart de travail. 

Ces images permettent de voir la réalité des tout-petits et de leur famille, tout comme celle des employés de l’unité en cette période de crise sanitaire sans précédent. 

Voyez, dans le reportage ci-dessus, le Dr Bruno Michon, hémato-oncologue, l’assistante infirmière-chef Julie Plourde et l’infirmière clinicienne Marie-Pier Dionne prodiguer des soins à Zoé, Olivier, Cédrick et Éloïse.

La COVID-19 bouleverse les habitudes

«Les parents peuvent alterner, mais ne peuvent pas être là ensemble. Les enfants sont confinés à leur chambre. Ils ne peuvent pas avoir de visite de leurs frères et sœurs ou de leurs grands-parents, en raison des règles sanitaires. C'est sûr que ça change la dynamique!» explique le Dr Bruno Michon.

Les enfants sont confinés dans leur chambre. Pour mettre un peu de magie de Noël dans leur cœur, on leur offre des cadeaux. 

Le père Noël est là par l'intermédiaire de la technologie.

«On ne les entend plus courir dans les corridors. Ce n'est plus un milieu de vie, en raison des règles sanitaires», mentionne l'assistante infirmière-chef Julie Plourde.

Peur de transmettre le virus

«Un petit de 5 ans a dû être testé 12 fois pour la COVID, et ce n'est pas toujours évident pour eux», raconte le Dr Michon.

Plusieurs sont hospitalisés pendant des mois. Ils souffrent de cancer et sont immunosupprimés par les traitements.

C’est pourquoi les règles sanitaires doivent être respectées à la lettre. Le parent présent doit aussi porter le masque.

Le personnel craint la contagion.

«C'est ma pire crainte, de l'attraper, d'être asymptomatique et de transmettre la COVID à ces enfants. Ils n'ont pas besoin de ça en plus», s’inquiète Julie Plourde.

Les règles strictes à respecter ne sont pas problématiques pour Marie-Pier Dionne, qui est infirmière clinicienne.

«Moi, ça ne me dérange pas de toujours porter un masque et des lunettes pour les protéger. Ça fait tellement chaud au cœur de les voir. Même avec la maladie, ils sont capables de voir le bon côté des choses», dit-elle. 

Travailler à Noël

«C'est notre deuxième famille. Puisqu'on ne peut pas voir nos proches pour Noël, je préfère être ici, et ça va peut-être leur apporter un peu de réconfort, à ces enfants», admet une autre soignante, Mélissa Fortier.

Le Dr Michon se réjouit que de plus en plus d'enfants malades guérissent, notamment en raison des traitements qui s'améliorent.

«C'est tellement impressionnant, la résilience de ces familles-là, de ces enfants!» constate-t-il.