/sports/football
Navigation

La fin pour Big Ben à Pittsburgh?

FBN-SPO-PITTSBURGH-STEELERS-V-BUFFALO-BILLS
Photo d'archives, AFP Ben Roethlisberger montre une faible moyenne de 6,2 verges par tentative de passe, de loin la plus basse de sa brillante carrière.

Coup d'oeil sur cet article

Il y a trois semaines, les Steelers montraient une fiche immaculée et flottaient au-dessus de la mêlée. Depuis, ils ont subi trois défaites de suite et semblent en chute libre. Il est permis de se demander si le mur du temps a frappé de plein fouet le quart-arrière Ben Roethlisberger.

• À lire aussi: Des sentiments bien partagés pour les partisans québécois des Bills

Plusieurs percevaient les Steelers comme une équipe infaillible quand ils filaient le parfait bonheur. Or, leur calendrier leur a offert des cadeaux contre des équipes vulnérables ou des Ravens privés de Lamar Jackson. Leur fiche de 11-0, ils ne l’avaient pas volée, mais elle n’était pas totalement représentative du rendement offert, avec six victoires par une possession.

Depuis, c’est la débandade totale. Aucune équipe depuis les Rams de 1969 n’avait amorcé la saison avec 11 victoires pour ensuite encaisser trois défaites de suite. La situation fait donc couler beaucoup d’encre, ce qui est tout à fait normal.

Attaque anémique

Durant cette séquence pénible, l’attaque des Steelers a très mal paru, avec six revirements, un jeu au sol moribond et un quart-arrière, en Ben Roethlisberger, qui semble rattrapé par le temps.

  • Écoutez le balado La Zone payante ci-dessous:

Dans le dernier mois, cette offensive n’a inscrit que 17 points par match en moyenne. Roethlisberger semble allergique aux longues passes, et les défensives adverses ne craignent plus cet aspect qui a longtemps été sa marque de commerce.

Le jeu terrestre n’a produit qu’un match de plus de 100 verges lors des neuf derniers duels, ce qui est très atypique de l’identité habituelle de Pittsburgh. Ni Benny Snell ni James Conner n’arrivent à se démarquer. Les défensives adverses n’ont d’ailleurs plus à respecter les rares feintes de remises aux porteurs que les Steelers tentent.

Même quand les choses fonctionnaient rondement pour Big Ben et les Steelers, le vétéran semblait plus limité que par le passé. Après 13 semaines, ses passes franchissaient en moyenne 6,8 verges dans les airs, ce qui le positionnait au 29e rang parmi les quarts-arrières.

Après 15 semaines, les Steelers ne revendiquent que 18 passes complétées de 25 verges ou plus, ce qui leur vaut le 28e échelon. La dimension verticale ne semble plus faire partie de leur lexique.

Il ne faut pas oublier, cependant, que sans Roethlisberger l’an dernier, les Steelers étaient totalement démunis. Il n’est donc pas la cause de tous les maux actuels chez les Steelers.

Défensive à la rescousse

Roethlisberger ne s’en cache pas, son bras n’est pas à 100 % actuellement. Difficile de croire qu’en séries, soudainement, tout reviendra au beau fixe. Quand le corps commence à lâcher, difficile de recoller les morceaux.

Ce qui peut néanmoins jouer en faveur des Steelers, c’est leur expérience des grands moments sous pression. Big Ben et sa bande en ont vu d’autres, tout comme l’entraîneur-chef Mike Tomlin.

Par-dessus tout, les Steelers, malgré des blessures dans le groupe de secondeurs, misent sur une défensive vorace et fière, qui maintiendra toujours l’équipe dans le coup en dépit des performances de l’attaque.

La séquence actuelle a de quoi semer le doute, mais les Steelers ont l’habitude depuis longtemps de se lever quand tout le monde les enterre. Difficile par contre, si l’attaque ne trouve pas de solutions, d’imaginer un long parcours en séries. 

5 points à surveiller  

1. D’exclus à champions?

Avec une victoire, l’équipe de Washington, ainsi que les Steelers, pourraient tous deux s’assurer le titre de leur division. Ce serait donc dire que dans chacune des 42 dernières saisons, au moins une équipe aura remporté sa division une année après avoir été exclue des séries. Dans 16 des 17 dernières années, ce sont au moins deux équipes qui ont aussi connu cette trajectoire.

2. 420 pour Rivers

Face aux Steelers, le quart-arrière des Colts Philip Rivers tentera d’atteindre le plateau des 420 passes de touchés en carrière. Il ne lui en manque qu’une seule. Avec deux passes de touchés, il passerait devant Dan Marino au cinquième rang dans l’histoire. Rivers est aussi à 275 verges de franchir le cap des 4000 cette saison. Il s’agirait d’une 12e saison de 4000 verges pour le vétéran.

3. Record pour Herbert

Parlant de quart-arrière, la recrue des Chargers, Justin Herbert, fait sensation. Avec une passe de touché, il en compterait 28 cette saison, ce qui lui vaudrait le record pour un pivot de première année. La marque de 27 a été établie par Baker Mayfield en 2018. Herbert a besoin de 219 verges pour devenir le quatrième quart recrue dans l’histoire à accumuler 4000 verges.

4. Machines à points

Le duel en soirée entre les Titans et les Packers mettra en vedette deux des plus prolifiques offensives du circuit. Les Titans sont premiers dans la NFL avec une moyenne de 31,1 points par match, tandis que les Packers sont troisièmes avec 31 points par match. Ce sera la première fois que deux équipes qui inscrivent plus de 30 points par partie s’affrontent à un stade aussi avancé de la saison, soit à partir de la semaine 16 ou après.

5. Tyreek Hill en feu

Le receveur des Chiefs, Tyreek Hill, ne dérougit pas. Il compte déjà 17 touchés (14 sur des réceptions et trois sur des courses). S’il en ajoute un contre les Falcons, il atteindra le troisième plus haut total de touchés dans l’histoire pour un receveur. Mark Clayton, Bill Groman et Sterling Sharpe ont connu des saisons de 18 touchés, tandis que Randy Moss et Jerry Rice détiennent le record à leur position avec 23.