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Je voudrais avoir des poumons neufs en cadeau en 2021

Paper people in a circle holding hands - Teamwork and love concept
Photo Adobe Stock Amour, famille et amitié se révèlent de puissants remèdes contre la morosité pandémique !

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Cadeaux riment avec période des Fêtes, anniversaires et évènements heureux.

Malgré la pandémie, ces Fêtes-ci n’échappent pas à l’engouement habituel, si l’on se fie aux files d’attente dans les centres commerciaux.

Enfant, je me laissais emporter dans le tourbillon mercantile en demandant au père Noël le dernier jeu à la mode.

En grandissant, j’ai senti la magie et la féérie s’estomper. Les échanges de cadeaux devenaient une tâche avec l’indécision sur ce qu’on désire recevoir ou offrir, sans oublier la cohue dans les magasins.

Rendu à l’automne de ma vie, plus sensible et fragilisé par la maladie, je sais que les plus beaux cadeaux sont ailleurs qu’au magasin.

On les retrouve dans les relations construites au fil du temps, loin devant les biens matériels.

Je veux tout de même de nouveaux poumons comme cadeau en 2021.

Le don d’organes

J’étais prêt à donner tous les organes utiles à ma mort. Cependant, je ne me doutais pas que ce serait moi, le plus pressé d’en recevoir.

Comme beaucoup d’autres, j’étais ouvert à ce don ultime de soi, surtout en ayant un ami qui a pu prolonger sa vie d’une quinzaine d’années après avoir profité de la greffe d’un rein.

Riche de l’expérience de mon ami Bertrand, j’aurais dû être aux premières loges dans les campagnes qui militaient pour faciliter le don d’organes. Bizarrement, je faisais dans la retenue.

C’est Lyne, sa veuve, qui m’a demandé d’écrire sur «l’option de retrait» comme le proposaient certains partisans aux gouvernements de diverses époques. C’est-à-dire présumer que tous les Québécois font don de leurs organes à leur mort à moins qu’ils aient signifié leur désistement.

Même quelques années après la mort de son amoureux, elle parle encore avec passion de ce don de vie et souhaite augmenter les chances de tous de prolonger leur existence.

Merci la vie

C’est dans l’épreuve qu’on reconnaît encore mieux la grandeur des gens qui nous entourent.

Ma conjointe, Pauline, s’est mutée en super aidante naturelle et nos enfants en boules d’affection qui réchauffent le cœur du paternel.

Mes frères, mes belles-sœurs et leurs enfants multiplient les marques d’affection. Des cousines et cousins leur emboîtent le pas.

Des dizaines d’amis, qui, chacun à sa manière, m’ont apporté du réconfort à travers leurs messages et qui veulent aider d’une quelconque façon.

Louise et Jean-Guy se sont improvisés en popote roulante pour alléger la tâche de ma conjointe. Marie, Dominique et leurs conjoints les ont imités à leur façon.

D’autres ont apporté muffins, cipâte à l’orignal, panier de petites douceurs ou rôti de canard. Une véritable chaîne humaine pour chasser les nuages et nourrir l’espoir.

S’ajoutent tous les lecteurs qui m’ont manifesté leurs bons souhaits.

C’est tout un cadeau que je reçois depuis quelques semaines grâce à cet entourage extraordinaire.

Véritablement gâté, je leur offre toute ma reconnaissance et je souhaite la même grâce à tous les humains.