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La dernière mission de l'ex-animateur de radio Mario Hudon

Atteint de la sclérose latérale amyotrophique, il veut se battre pour les autres

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Photo Jérôme Gagnon Mario Hudon invite les gens à signer une pétition demandant au fédéral d’autoriser des traitements qui pourraient prolonger la vie des gens atteints de la sclérose latérale amyotrophique. M. Hudon est photographié avec sa conjointe, Nancy Bérubé.

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Acceptant que ses jours soient comptés alors qu’il est atteint de sclérose latérale amyotrophique (SLA), l’ancien animateur de radio Mario Hudon souhaite laisser un héritage en se battant pour permettre aux gens atteints d’obtenir de nouveaux traitements contre cette maladie incurable.

L’homme de 60 ans invite la population à se mobiliser au moyen d’une pétition qui demande au gouvernement fédéral d’autoriser des traitements expérimentaux, qui, selon la Société de la SLA du Québec, pourraient prolonger la vie des 3000 Canadiens atteints de la maladie. 

Initiée par l’un des ambassadeurs de la société, la pétition sera déposée le 5 janvier. 

Le bon vivant de Charlesbourg a appris le 7 décembre qu’il est atteint de la SLA, aussi connue sous le nom de la maladie de Lou-Gehrig. L’espérance de vie des personnes ayant reçu ce diagnostic se situe, en moyenne, entre 2 à 5 ans.

Motivé 

Frappant environ 1 personne sur 100 000, cette maladie dévastatrice affecte graduellement les muscles, qui s’affaiblissent au fil des ans. «Tellement qu’à la fin de la maladie, on devient prisonnier de son corps. Le Ice Bucket Challenge, dédié à la cause, illustrait bien ce qu’on ressent à la suite d’un diagnostic. C’est une douche d’eau froide», avoue le passionné de sport. 

Habitué à s’exprimer dans les médias, Mario Hudon s’est engagé dans la cause comme porte-parole. Il est par ailleurs fier de constater que le Québec est la province où on compte le plus de signatures jusqu’à présent. 

«C’est une mission qui me motive. Le développement de traitements se trouve à un moment décisif. Plus de 90 traitements font l’objet d’essais cliniques, et une demi-douzaine de demandes d’approbation seront présentées en 2021. Le problème, c’est qu’actuellement, ça prend 18 à 24 mois pour qu’ils soient approuvés», souligne-t-il au Journal.

Un héritage

M. Hudon ne s’en cache pas. Même s’il souhaite déjouer les pronostics, il reconnaît que ses jours sont comptés et il accepte son sort. Présentement, la maladie affecte son équilibre et ses jambes.

Il se dit prêt à accepter les risques associés aux traitements «moins testés».

«Nous allons mourir pareil. Go ! Nous sommes prêts à prendre certains risques», assure l’homme qui communique fréquemment avec des personnes atteintes de la SLA. En s’impliquant, l’ancien animateur souhaite laisser un héritage positif à ses petits-enfants, qui sont «toute sa vie».