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Voici les 10 moments forts de la politique québécoise en 2020

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L’année 2020 a été balayée par la pandémie de COVID-19 et l’Assemblée nationale du Québec n’y fait pas exception. Mais la situation des Premières Nations (du blocus ferroviaire au décès tragique de Joyce Echaquan), l’arrivée d’une nouvelle génération de chefs politiques (Dominique Anglade, Paul St-Pierre Plamondon) et la question de l’environnement ont également laissé leurs traces.

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Février 2020 : blocus ferroviaire  

Photo d'archives, Ben Pelosse

Ce qui s’annonçait comme une manifestation contre un projet gazier situé sur les terres des Wet'suwet'en en Colombie-Britannique s’est transformé en crise nationale avec des blocages ferroviaires par des communautés autochtones un peu partout au pays, notamment au Québec. Le premier ministre François Legault avait jeté de l’huile sur le feu en affirmant qu’il n’interviendrait pas pour mettre fin au blocus à Kahnawake, car il y avait des «AK-47» en circulation.  

10 mars : un budget qui ignore la menace du coronavirus  

Photo d'archives

Au lendemain d’un lundi noir dans les marchés boursiers et de la décision de l’Italie de déclarer une quarantaine sur l’ensemble du pays, le gouvernement Legault a présenté un budget optimiste qui ne faisait presque pas référence à la menace du coronavirus. Au Salon bleu toutefois, on n’assiste pas aux traditionnelles poignées de main. 

23 mars : Le Québec sur pause  

Photo d'archives, Stevens LeBlanc

François Legault annonce, l’air grave, que le Québec sera sur pause pendant 3 semaines pour juguler la pandémie. Cet électrochoc entraîne la fermeture des commerces et des entreprises non essentiels. La pause sera renouvelée jusqu’en mai, avant le déconfinement graduel.

Avril : hécatombe dans les CHSLD  

Photo d'archives, Agence QMI

 Les révélations sordides sur la situation au CHSLD Herron, dans l’ouest de l’île de Montréal, sont devenues un symbole de l’échec du Québec à protéger ses plus vulnérables. Des personnes âgées sont mortes dans leur lit, souillées, sans eau, sans nourriture et sans contacts humains, partout dans la province. Elles ne sont pas mortes « dans la dignité », dira à l’automne la protectrice du citoyen dans un rapport lapidaire. Des milliers d’aînés ont rendu l’âme dans les CHSLD pendant la première vague de la pandémie.  

11 mai : Anglade couronnée cheffe du PLQ   

Photo d'archives

La députée Dominique Anglade est couronnée cheffe du Parti libéral du Québec à la suite du retrait de son seul adversaire, Alexandre Cusson. Elle devient la première femme à occuper ces fonctions. Mme Anglade a fait campagne sur un virage nationaliste du parti, après les années de Philippe Couillard.  

8 octobre : Sylvie D’Amours dégommée   

Photo d'archives

Sous pression de la communauté depuis le décès tragique de Joyce Echaquan sous les remarques racistes d’infirmières de l’hôpital de Lanaudière, François Legault décide de larguer la ministre des Affaires autochtones Sylvie D’Amours, qui accumulait les bourdes. Elle avait publié un communiqué pour se féliciter de la mise en œuvre des recommandations de la commission Viens, alors qu’à peu près rien n’avait bougé, tout en passant sous silence la tragédie de Joliette. L’ex-policier Ian Lafrenière a été choisi comme frappeur de relève.   

9 octobre : Paul St-Pierre Plamondon élu chef du PQ   

Photo courtoisie

L’avocat Paul St-Pierre Plamondon est élu à la tête du Parti québécois, coiffant au poteau le député Sylvain Gaudreault. Dans son discours d’acceptation, PSPP a mis l’accent sur la nécessité de rebâtir le PQ, décimé lors des élections générales de 2018. Dans cette course, estime-t-il, «le parti était à la croisée des chemins», et jouait littéralement son avenir.  

30 novembre : le plan vert de la CAQ  

Photo d'archives

 Critiqué par les environnementalistes, mais vu ailleurs au Canada comme révolutionnaire, le plan du gouvernement Legault pour une économie verte est annoncé. Il mise essentiellement sur l’électrification pour lutter contre les changements climatiques. Il budgète 6,7 milliards $ en cinq ans, malgré un déficit record de 15 milliards, et veut réduire de 37,5 % d’ici 2030 les émissions de GES au Québec par rapport à 1990, même s’il n’a pas encore déterminé tous les moyens pour y parvenir. En ce moment, le Québec est plutôt en train de hausser ses émissions de GES. Sur la photo, le ministre de l’Environnement, Benoit Charette. 

15 décembre : le député Harold LeBel accusé d’agression sexuelle  

Photo d'archives

L’Assemblée nationale est ébranlée par l’arrestation du député péquiste Harold LeBel, accusé pour une agression qui serait survenue en 2017. Il a été éjecté du caucus de son parti et doit se présenter en cour le 11 janvier au palais de justice de Rimouski.

15 décembre : le Québec de nouveau sur pause   

Photo d'archives, Pierre-Paul Poulin

La deuxième vague frappe fort le Québec. À l’approche de Noël, les hôpitaux surchargés font craindre le pire au gouvernement, qui annonce la fermeture de tous les commerces non essentiels à partir du 25 décembre et force le télétravail pour les travailleurs de bureau.   

Qui sont les hommes et les femmes derrière nos politiciens? Emmanuelle présente... un balado animé par Emmanuelle Latraverse.