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Découvrez nos 25 chansons francophones favorites de 2020

Découvrez nos 25 chansons francophones favorites de 2020
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Si le français vit des heures sombres dans les commerces du centre-ville de Montréal, c’est tout le contraire dans l’industrie musicale. En 2020, la francophonie a encore été une source intarissable de pépites d’or. Voici les vingt-cinq chansons francophones qui ont charmé nos journalistes.

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Cédric Bélanger  

Froide était la gâchette, Daniel Bélanger 

Si d’aventure un cinéaste québécois décidait de tourner un western spaghetti, la trame sonore est déjà prête. Bélanger se surpasse sur cette pièce majestueuse et imagée, directement inspirée de l’œuvre d’Ennio Morricone, décédé par ailleurs en juillet dernier. J’accorde aussi un 10 sur 10 pour le titre à la poésie surannée. 

La flemme, Suzane 

Admirez la dichotomie. Nouvelle sensation pop venue de France, Suzane réussit à créer une énergie du tonnerre en chantant les vertus de la procrastination. 

Mélamine, Klô Pelgag 

Souvent insaisissable, Klô Pelgag se permet ici une mélodie electro-pop sans digression d’une redoutable efficacité. Le dynamisme de la mélodie de Mélamine sert d’exutoire pendant qu’elle scrute son âme et s’écrie : « Je veux être livre comme la violence. »

Mais je t’aime, Grand Corps Malade et Camille Lellouche 

Le motton dans le fond de la gorge, les yeux mouillés : quand trois petits mots tout simples sont répétés avec le sens de la poésie et l’émotion de Grand Corps Malade et Camille Lellouche, ça va droit au cœur. 

Première ministre, Laurence Nerbonne 

Si elle était cheffe d’État, Laurence Nerbonne serait sûrement plus divertissante que François Legault, comme elle en fait la preuve sur cet entraînant morceau de trap qui se moque malicieusement de cette manie qu’ont les rappeurs de se proclamer les meilleurs dans tout. Laurence, tu les clenches tous ! 

 

Raphaël Gendron-Martin  

Nos célébrations, Indochine 

Voilà la chanson que j’ai le plus écoutée cette année en mode repeat et à tue-tête dans mes écouteurs. Alors que la pandémie donnait des allures de fin du monde au printemps, et que le reste de l’année s’annonçait plutôt sombre, je me prenais à rêver au retour des concerts et autres événements à grand déploiement. « À la vie, à y croire / À nos célébrations », chante Nikola Sirkis sur cette entraînante pièce. 

Des feux pour voir, Marie-Pierre Arthur 

Difficile de ne pas penser à Karkwa quand on écoute ce morceau rock plutôt pesant. Il faut dire que la présence de François Lafontaine à la composition et à la coréalisation du morceau n’y est sûrement pas étranger. Une excellente pièce sur l’un des meilleurs albums de l’année. 

Paris, Mara Tremblay 

Mara Tremblay aurait mérité plus d’éloges pour son superbe nouvel album, Uniquement pour toi. J’ai particulièrement craqué pour l’envoûtante Paris, où on sent l’apport efficace de son complice de longue date, Olivier Langevin.

 

Income Tax, P’tit Belliveau 

Gros coup de cœur pour ce Néo-Écossais que j’avais découvert aux Francouvertes en 2019. Avec Income Tax, le musicien propose une mélodie au rythme contagieux avec un style bluegrass, appuyé par des synthétiseurs. Les paroles sans prétention nous font aussi sourire. 

Tout tombe à sa place, Louis-Jean Cormier 

Pour moi, Louis-Jean Cormier a sorti « l’album du premier confinement », le printemps dernier. Et Tout tombe à sa place est l’un de ces morceaux immédiatement accrocheurs dont seul Louis-Jean a la recette. 

 

Sandra Godin  

L’Amérique pleure, Les Cowboys Fringants 

Qu’un groupe sorte sa plus grande chanson après 25 ans d’une carrière déjà riche en succès qui ont marqué l’imaginaire collectif est un exploit. Joyeusement ironique, L’Amérique pleure, qui jette un regard de désolation sur notre continent, est beaucoup plus que la chanson de l’année. C’est la chanson d’une vie. 

Tu trembleras encore, Maude Audet 

La magnifique mélodie, teintée de légèreté et d’une touche seventies, m’a d’abord charmée. Puis sa prose vibrante, qui illustre les combats d’une relation amoureuse qu’on devine fragile, est vraiment venue me chercher. Une chanson d’une remarquable qualité, à l’image de l’entièreté de son troisième album.  

Maman, papa, Pierre Lapointe 

Quel cri du cœur poignant ! Même si je ne m’identifie pas à l’histoire, qui est celle d’un fils qui n’a plus de nouvelles de ses parents après leur avoir annoncé être amoureux d’un homme, j’ai ressenti beaucoup d’empathie en entendant ce texte criant de vérité, qui m’a suffisamment remuée à la première écoute pour se classer ici. 

Débrise-nous, Luce Dufault 

Avec les plumes de David Goudreault et de Richard Séguin accolées à la voix sensible et puissante de la chanteuse, cette pièce profondément touchante, qui marque le retour de Luce Dufault après sept ans d’absence, pouvait difficilement passer sous silence. 

La grande évasion, Patrice Michaud 

« Nos cœurs hissés haut, on pourra niveler par le beau » : voilà une énième perle poétique pondue par Patrice Michaud. Si cette pièce a servi d’exutoire pour son créateur, elle en a fait autant pour nous, en nous permettant une évasion musicale totale en plein confinement. 

 

Bruno Lapointe  

L’incontournable, Guylaine Tanguay 

On savait qu’elle était la reine du country, tant par sa voix que par son talent d’interprète. Mais on a découvert cette année la force de l’auteure qui sommeille en Guylaine Tanguay avec L’incontournable. Même après avoir été entendue des dizaines de fois, la chanson réussit encore à nous émouvoir autant qu’au premier jour. 

Le monde est stone, Geneviève Leclerc et David Latulippe 

Oui, l’hymne de Starmania a été repris à toutes les sauces, à toutes les saveurs, au cours des quatre dernières décennies. Mais la version Geneviève Leclerc et David Latulippe, enfin lancée sur l’album Les duos de Gen, s’impose comme une des plus marquantes. Leurs voix (magnifiques !), la force de leur interprétation, la sobriété des arrangements... tout est absolument parfait. 

Atomic Suzie, Kinkead 

Le premier EP de Kinkead avait placé le duo en plein centre de notre radar il y a déjà deux ans. Mais c’est Atomic Suzie, lancé en amont de leur album Migration, qui nous a officiellement séduits. C’est ensoleillé, assumé, un tantinet déjanté et franchement irrésistible. Bref, c’est à l’image des frères Simon et Henri Kinkead. 

À ma manière, Roxane Bruneau 

Plus mature, plus percutante, plus assumée. Roxane Bruneau nous est revenue en force cette année avec À ma manière, une mise en bouche particulièrement savoureuse de son plus récent album, Acrophobie. C’est officiel, la chanteuse de 29 ans est bien résignée à faire les choses comme bon lui semble. Et franchement, c’est très bien ainsi. 

Sunshine, SOMMM 

On connaissait les talents individuels d’Ariane Moffatt et d’Etienne Dupuis-Cloutier (alias D R M S). Mais on était loin de se douter que l’union de leurs univers respectifs allait être aussi planante. La preuve ? Sunshine, un bijou ensoleillé (évidemment) alliant à merveille la pop et le hip-hop. 

 

Yves Leclerc  

Faits en verre, Tomas Jensen 

En plein printemps et en confinement, Tomas Jensen arrive avec une chanson douce et réconfortante qui parle de la fragilité de l’être humain. Une très belle chanson, avec des bruits de rues, des sonorités acoustiques et une trompette aérienne, qui tombait à point en cette étrange période. 

Les étés de Montréal, Jill Barber 

Jill Barber a lancé, au début de l’été, un premier album totalement en français fort intéressant. Le refrain de cette chanson d’amour dédiée à Montréal, légère et parfumée par les années 60, est resté longuement dans ma tête. 

There Was a Friend (Part 2), Dany Placard 

Superbe chanson psychédélique bilingue, There Was a Friend (Part 2) propose un agencement de sonorités guitares-claviers qu’on n’entend pas souvent au Québec. Et avec une mélodie qui colle au cerveau. 

La panique, Catherine Major 

Virage à gauche, nouvelles couleurs musicales, Catherine Major plonge à fond dans les sonorités électros et dansantes avec cette pièce addictive que l’on retrouve sur son album Carte mère. Espérons qu’il y aura une suite. 

Martine dit..., Joseph Edgar 

L’auteur, compositeur et interprète gaspésien avait rangé sa guitare en début de pandémie. Une bonne journée, il a décidé de la reprendre pour écrire quelques chansons, dont celle-ci, estivale et rythmée, qui parle d’environnement, d’une planète « qu’est stuck sur broil » et qui fait référence à la quête de Greta Thunberg. Une excellente décision. Et Martine, c’est aussi le prénom de ma petite nièce. Salut Martine !