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Remettre son projet «chiot» à plus tard: une résolution sensée en 2021!

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Photo Adobe Stock

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La résolution que je vous propose d’emblée pour 2021 est de reporter à plus tard ce projet que vous chérissez tant, celui d’adopter un chien ! Je suis sérieuse. Pourquoi ? Voici un bilan de l’année 2020, en 6 points, qui m’incite à vous le conseiller.

À l’aube du Nouvel An, il est bon de prendre le temps de faire un bilan de l’année qui se termine avant de prendre une décision. Voici 6 points saillants du bilan 2020 qui ont conduit à ce sage conseil : retarder votre projet chien. 

1. L’engouement de 2020 pour les chiens profite aux crapules

Avec le confinement, les gens ont eu envie d’adopter un chien. Les refuges se sont rapidement délestés des chiens qu’ils avaient et les éleveurs ont maintenant des listes d’attente de plus de 2 ans. Toutefois, cela n’a pas suffi à répondre aux « besoins »... Et les arnaqueurs en profitent. Actuellement, si un éleveur ou un vendeur sur le web est capable de répondre à la demande rapidement, il y a anguille sous roche : soit que des femelles subissent des abus en étant soumises à une reproduction intensive et leurs chiots élevés dans des conditions déplorables ; soit que c’est de la fraude ! 

2. Des chiots vendus à des prix exorbitants et hors-norme

Un économiste pourrait sans doute parler du principe de l’offre et de la demande pour expliquer le fait que les chiots sont actuellement vendus à des prix de fou sur le marché. La vétérinaire que je suis vous rappelle que même si vous achetiez un chiot à prix d’or, rien ne garantit qu’il aurait une santé en or... Au contraire ! Surtout si vous achetez des chiots provenant de mauvais élevages ou en faisant affaire avec des personnes peu recommandables. Il n’y a aucune véritable garantie de santé, même si vous avez payé cher. Et, vous resterait-il de l’argent pour faire soigner votre chien s’il tombait malade ? 

3. Les établissements vétérinaires sont débordés

Depuis le début de la crise sanitaire, la charge de travail a drastiquement augmenté dans les cliniques vétérinaires et les équipes de soins ont du mal à répondre à la demande. Deux raisons principales expliquent ceci : l’augmentation des adoptions et le manque de main-d’œuvre dans les cliniques (médecins vétérinaires et de techniciens en santé animale). Dans un tel contexte, les rendez-vous chez le vétérinaire sont plus difficiles à obtenir et sont souvent donnés par ordre de priorité médicale.

4. Le contrecoup du premier confinement toujours présent dans les cliniques

Pendant le grand confinement du printemps 2020, les vétérinaires ont été placés sur la liste des services essentiels, mais ils ont dû ralentir la cadence des rendez-vous et n’offrir des services que pour les cas urgents. Ceci a eu un impact important dans les rendez-vous de routine et de santé préventive (vaccins, stérilisations, etc.) qui ont dû être arrêtés pendant plusieurs semaines. Ce contrecoup se fait encore sentir dans plusieurs cliniques et il est moins facile d’obtenir un rendez-vous de routine aussi rapidement qu’avant.

5. La socialisation loin d’être parfaite à 2 mètres de distance

Il faut se le dire sans détour : la socialisation du chiot, si importante, ne sera pas parfaite à deux mètres de distance. Déjà, certains de mes collègues parlent de « chiots COVID-19 » : des chiots d’origine douteuse ; des chiots peureux ou agressifs, qui n’ont pas été socialisés pendant le confinement... 

6. Différencier un besoin d’un désir

Un besoin, c’est une nécessité ; quelque chose d’essentiel à la vie, tandis qu’un désir, c’est un souhait, une envie, mais rien d’essentiel à la vie. Avoir un chien fait partie des désirs de plusieurs, mais c’est très rarement un besoin. Cette année, laissez donc ce désir demeurer un désir encore un peu, le temps que les choses se replacent...