/sports/hockey
Navigation

Le défi mental de Devon Levi

Le défi mental de Devon Levi
Photo courtoisie, Rob Wallator, Hockey Canada

Coup d'oeil sur cet article

Devon Levi a profité du meilleur siège du Rogers Place pour apprécier la domination de son équipe lors des quatre rencontres préliminaires.

• À lire aussi: Danny DeKeyser, la pièce qui manquait aux Red Wings? 

• À lire aussi: Mondial junior: un espoir des Maple Leafs suspendu

Pendant que ses coéquipiers s’éclataient offensivement, il devait plus souvent qu’autrement trouver des moyens pour ne pas geler des pieds! 

Le gardien montréalais a fait face à un total de 61 tirs lors des quatre premières rencontres. Certes, il a bien fait, comme en font foi sa moyenne de buts accordés de 0,82 et son pourcentage d’arrêt de 0,951. Toutefois, ça ne veut pas nécessairement dire qu’il se l’est coulée douce. 

«De n’avoir reçu que huit tirs après deux périodes, comme c’est arrivé dans le tournoi, ce n’est pas facile mentalement. C’est difficile de rester réchauffé. Par contre, j’ai eu cette expérience l’an dernier (avec les Canadians de Carleton Place). Nous avions une très bonne équipe et je me devais d’être prêt lors de chacune des chances de marquer de l’adversaire, même si je ne recevais pas beaucoup de tirs. Par contre, c’est plus difficile sur le plan mental de ne pas être occupé que de recevoir 40 tirs par match», a-t-il concédé. 

BIEN RÉPONDU

Malgré tout, le produit des Lions du Lac Saint-Louis estime avoir bien répondu dans les circonstances. 

«Je pense avoir été solide et constant dans mes performances. Je dois reconnaître que l’équipe a très bien joué devant moi et j’espère pouvoir leur rendre la pareille lors des prochains matchs», a-t-il mentionné. 

Une analyse partagée en tout point par son entraîneur, André Tourigny. 

«Il a été très bon, l’a complimenté le pilote du Canada. C’est difficile pour un gardien de ne pas recevoir de tirs durant de longues périodes pour ensuite devoir faire la différence lors d’un désavantage numérique ou quand on se retrouve embourbé dans notre territoire. Il a bien répondu à chaque fois.» 

Pour s’assurer d’être constamment prêt mentalement, Levi a développé une technique bien à lui pour évacuer le plus possible la pression. 

«J’aime me vider la tête en me donnant comme mandat d’avoir du plaisir à chaque partie. Je suis tellement reconnaissant d’être ici, de jouer pour le Canada et d’avoir une chance d’aider cette équipe à remporter la médaille d’or. Quand je pense à ça, ça m’aide à oublier la pression.» 

L’EXEMPLE DE HART

Cette façon de voir les choses, il l’a un peu empruntée à Carter Hart. Le gardien qui évolue pour les Flyers de Philadelphie a aidé le Canada à remporter la médaille d’or lors du tournoi de 2018 à Buffalo. 

Avant même le début du camp d’entraînement, Équipe Canada junior (ÉCJ) avait fait parvenir à ses gardiens invités des vidéos des derniers hommes masqués à avoir représenté le Canada au Mondial junior: Carter Hart, Michael Dipietro et Joel Hofer entre autres. 

Levi, toutefois, a demandé de recevoir plus que des clips isolés, mais des matchs complets afin de bien se préparer. 

En fin de compte c’est vraiment Hart qui a inspiré le plus le gardien québécois. 

«J’ai regardé beaucoup de vidéos de Hart et il était très constant et donnait toujours une chance de gagner à son équipe. J’essaie de faire la même chose. Je n’ai pas eu la chance de lui parler mais juste en le regardant, il n’a jamais l’air nerveux. Il semble s’amuser sur la patinoire et il se bat pour arrêter chacune des rondelles.»