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Les miraculés: la grande victoire d’Emma

Une enfant s’est battue contre le cancer durant 2 ans

Emma Deschênes
Photo courtoisie Emma Deschênes et son frère Alexis en compagnie de leurs parents, Marie-Pierre Garon et Richard Deschênes, au Manoir Ronald McDonald de Québec, en janvier 2019.

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Une fillette de trois ans du Bas-Saint-Laurent vient de remporter son courageux combat contre une tumeur cérébrale dont elle était atteinte depuis deux ans et pourra désormais vivre comme tous les autres enfants de son âge.

Emma Deschênes était âgée d’un an et demi en novembre 2018 lorsque sa mère, Marie-Pierre Garon, a suspecté que quelque chose n’allait pas chez sa fille. 

« Ça faisait quelques semaines qu’elle se réveillait la nuit. Elle avait aussi commencé à avoir des vomissements. Au début, on croyait que c’était les dents. Je ne la reconnaissais pas, elle se plaignait pour un rien », raconte la mère d’Emma. 

Emma a donc subi des examens plus poussés à l’hôpital de Rimouski. « Le 5 novembre, le pédiatre a découvert la masse au cerveau. Ton cœur s’arrête, tout est sur pause. Le médecin parlait et j’avais l’impression de ne plus rien entendre », confie la dame de Mont-Joli.

Emma a immédiatement été transférée au CHUL, à Québec. « On est partis en avion-ambulance. C’était mauvaise nouvelle par-dessus mauvaise nouvelle. Non seulement elle avait la tumeur, mais ils ont découvert des métastases à la colonne. On le voyait sur les images. Il y en avait partout. C’est un stade 4, il fallait agir rapidement », enchaîne-t-elle. 

Situation urgente

La situation était si urgente, que les traitements de chimiothérapie ont débuté avant de connaître le résultat de la biopsie. « Si on avait attendu, je ne suis pas sûre qu’Emma serait encore là », pense aujourd’hui sa mère.

Les traitements sont radicaux ; trois blocs de chimio au CHUL suivi de trois autogreffes de cellules souches à l’hôpital Sainte-Justine pour refaire son système immunitaire.

Malgré tous ces soins très invasifs, une IRM montre que le mal n’est pas complètement enrayé. « On a ensuite fait de la chimio de maintien pendant un an à la maison qui s’est terminée en juin dernier. Il n’y a plus de métastases dans la colonne, mais il reste un 30 % de la masse initiale au cerveau qui dort. Tant et aussi longtemps que ça ne bougera pas, on ne fait rien en raison de son emplacement. Même faire une biopsie pourrait lui endommager la vue », explique Mme Garon.

La petite Emma à l’époque de ses traitements de chimio au CHUL.
Photo courtoisie
La petite Emma à l’époque de ses traitements de chimio au CHUL.

Le petit ange a fait preuve d’un grand courage durant cette épreuve, souligne sa mère. « Emma est très forte. On lui disait que le docteur allait prendre des photos de ta tête. C’était comme un jeu pour elle. De retour à la maison, elle était heureuse de dire à son frère et à son père que les photos de sa tête étaient toutes belles. »

Marie-Pierre Garon est reconnaissante de l’aide apportée par LEUCAN dès leur arrivée au CHUL. « Heureusement qu’ils étaient là, tant pour moi et mon conjoint que pour Emma et son grand frère. Ils deviennent une partie de notre famille vers qui on peut se tourner pour avoir les infos pour passer à travers cette aventure. Ils sont capables de nous changer les idées et de nous permettre d’avoir du temps pour nous. »

Retour à la normale

La famille a retrouvé son train-train quotidien. Comme pour bien d’autres, le nouveau défi est de trouver une garderie pour la petite. Mais cette routine est loin de leur déplaire.

« Être de retour à la maison, les quatre ensemble, ça n’a pas de prix. Revenir dans une routine où un petit moment de rien devient un grand bonheur, on apprend à le savourer et à l’apprécier », conclut Marie-Pierre Garon.


 

Tumeur au cerveau

  • Reconnue pour la rapidité à laquelle elle peut croître
  • Dans de rares cas, elle peut se propager à la moelle épinière