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Une année marquée par plusieurs drames

Des homicides et des tragédies horribles ont consterné la population de Québec en 2020

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L’année 2020 a été marquée par des drames aussi horribles qu’incompréhensibles dans la région de Québec. Sur notre territoire, quatre homicides ont été commis en 2020 et, bien que tous les meurtres soient des drames, la mort de Marylène Lévesque et l’attaque au sabre le soir de l’Halloween ont particulièrement horrifié la population. Le Journal revient sur ces tragédies, et d’autres, qui en ont chaviré plus d’un. 

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La fin atroce de Marylène Lévesque 

Marylène Lévesque
Photo courtoisie
Marylène Lévesque

La bavure du système carcéral menant à la libération d’Eustachio Gallese, le meurtrier de Marylène Lévesque, qui était en semi-liberté après avoir commis un premier féminicide en 2004, a scandalisé la population. Le 22 janvier, Gallese a tué de 30 coups de couteau la jeune femme, qui travaillait dans un salon de massage après avoir développé une obsession amoureuse à son endroit. 

Dans le cadre de sa remise en liberté, la Commission des libérations conditionnelles avait permis à celui qui purgeait une peine à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant 15 ans de rencontrer des femmes « afin de répondre à ses besoins sexuels ». 

Deux enquêtes pour lesquelles on attend toujours des réponses ont été lancées, mais il semble que toute cette histoire ait rapidement été balayée sous le tapis. 

« Du côté libéral, ils n’ont pas beaucoup le goût qu’on en reparle », affirme le député Pierre Paul-Hus. 

Avec la prorogation du parlement décrétée par Justin Trudeau en août, « l’enquête sur Marylène n’existe techniquement plus », fait valoir le député conservateur. En « mémoire » de la jeune victime, M. Paul-Hus a cependant travaillé pour que le Comité permanent de la sécurité publique et nationale reprenne son enquête du début en janvier.  

Eustachio Gallese a quant à lui plaidé coupable au meurtre prémédité de Marylène le 27 février et été réincarcéré pour un minimum de 25 ans. 

Drame familial à Wendake  

Émilie Arsenault et ses deux fils, Alex et Olivier, qui ont été tués par leur père à Wendake.
Photo d'archives, courtoisie
Émilie Arsenault et ses deux fils, Alex et Olivier, qui ont été tués par leur père à Wendake.

Le 10 octobre, à Wendake, Michaël Chicoine s’en est pris à ses deux enfants, Olivier, 5 ans et Alex, 2 ans. L’homme, qui avait des problèmes de santé mentale depuis 2013, avait fait l’objet de signalement à la DPJ. La mère des garçons, Émilie Arsenault, s’est dite « en colère » contre le système, qui n’a pas pris l’affaire au sérieux. Malgré ses problèmes de santé, il avait toujours des droits de garde sur ses enfants. 

Après s’être rendu lui-même au poste de police, Michael Chicoine a été accusé du double meurtre non prémédité de ses garçons. Les procédures se poursuivront en 2021. 

Mort avec ses secrets  

Ann Mathieu, de la SQ, a pris dans ses bras des bénévoles qui recherchaient les fillettes Carpentier à Saint-Apollinaire. En mortaise, les deux jeunes filles qui sont décédées aux mains de leur père, Martin Carpentier.
Photos d'archives, Jérémy Bernier et courtoisie
Ann Mathieu, de la SQ, a pris dans ses bras des bénévoles qui recherchaient les fillettes Carpentier à Saint-Apollinaire. En mortaise, les deux jeunes filles qui sont décédées aux mains de leur père, Martin Carpentier.

La traque du père de famille Martin Carpentier aura tenu en haleine le Québec, mais surtout les résidents de Saint-Apollinaire pendant 12 jours en juillet. Trois jours après un mystérieux accident sur l’autoroute 20 le 8 juillet et le déclenchement de l’alerte Amber le lendemain, les filles du fugitif, Norah, 11 ans, et Romy, 6 ans, avaient été retrouvées mortes. 

La traque pour trouver leur père avait monopolisé énormément de policiers jusqu’à ce qu’un résident retrouve le corps putréfié de l’homme de 44 ans à environ sept kilomètres du lieu de l’accident. Selon l’enquête de police, « l’irréparable » avait été commis dans les heures suivant l’accident, laissant la mère des fillettes sans réponse.  

L’horreur à l’Halloween  

Des citoyens ont déposé des fleurs devant le domicile d’une des victimes de la tuerie du soir de l’Halloween.
Photo d'archives, Didier Debusschère
Des citoyens ont déposé des fleurs devant le domicile d’une des victimes de la tuerie du soir de l’Halloween.

Qu’est-ce qui aurait poussé Carl Girouard à quitter la région de Montréal le soir de l’Halloween muni d’un sabre et portant un déguisement médiéval pour venir semer l’horreur dans les rues du Vieux-Québec ? Vers 22 h, le suspect aurait stationné son véhicule devant le Château Frontenac pour s’en prendre sauvagement au musicien Rémy Bélanger, qui marchait simplement de l’autre côté de la rue. C’est à l’entrée de la rue du Trésor que l’homme vêtu de noir a tué sa première victime, François Duchesne, 55 ans, qui travaillait au Musée des Beaux-Arts. Sur la rue de Buade, un couple d’amis a été attaqué avant de se réfugier dans l’escalier Frontenac. Girouard aurait attaqué deux jeunes personnes sur la rue des Remparts avant de s’en prendre à Suzanne Clermont, 61 ans. Au total, Girouard est accusé de deux meurtres et de cinq tentatives de meurtre.  

Trois autres drames qui ont fait moins de bruit  

7 avril 2020 

le corps de Marguerite Lamonde, une femme de 69 ans, est retrouvé dans sa résidence de Montmagny. Steve Bilodeau, le fils du conjoint de la victime, est accusé du meurtre au premier degré. 

3 mai 2020 

Un technicien informatique d’une cinquantaine d’années, Lahoucine Faouzi, a été retrouvé mort dans son condo de la rue Belœil à Sainte-Foy. Deux jours plus tard, un adolescent de 17 ans a été rencontré par les policiers et accusé du meurtre.  

16 septembre 

Pascal Quirion, 41 ans, avait été retrouvé sans vie dans une maison de chambre de Saint-Georges de Beauce. Un homme de 30 ans, Jonathan Boutin, a par la suite été arrêté pour faire face à une accusation d’homicide involontaire.