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Menaces de mort sur les réseaux sociaux: les policiers ont-ils les moyens d'agir?

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La première étape à suivre, lorsqu'on fait face à des menaces de mort sur les réseaux sociaux, c'est de porter plainte à la police. Mais pour faire punir son ou ses auteurs devant les tribunaux, armez-vous de patience. 

Victime de nouvelles menaces de mort durant la période des Fêtes, l'animatrice Geneviève Pettersen a porté plainte une autre fois à la police. Or, l'enquête a peu de chance de se rendre jusqu'à une accusation, lui ont fait comprendre les agents.

«Ce type de crime-là, ça ne saigne pas. Tant que ça ne saigne pas, c'est une gestion de risque. Malheureusement, les crimes technologiques, par leur volume et leur complexité, on va prendre ce qui saigne, ce qui est urgent et les politiciens en premier», explique Paul Laurier, ancien policier de la Sûreté du Québec (SQ) et propriétaire du Groupe Vigiteck.

«En général, ces dossiers-là vont avoir de la misère à passer le cours complet de la justice, ajoute-t-il. 

«C'est comme si, à cause de l'appareil judiciaire et des lois, ces gens-là peuvent faire ce qu'ils veulent», dénonce l'animatrice à qui on a demandé de fournir les mots de passe de ses comptes sur les réseaux sociaux, sans quoi l'enquête serait retardée.

«Je ne comprends pas ça. Il y a des techniques d'enquête beaucoup plus efficaces. Donner ses mots de passe, c'est la dernière chose à faire», insiste M. Laurier.

Écoutez l'entrevue complète de Paul Laurier, ancien policier de la Sûreté du Québec (SQ) et propriétaire du Groupe Vigiteck inc.:

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