/news/consumer
Navigation

Une «van» de 240 000$ pour vivre à l’année

Le véhicule est muni de panneaux solaires, d’une toilette à compost et est entièrement chauffé

Campeurs d'hiver, Maude Lapointe et Romuald Suzzoni
Photo courtoisie Romuald Suzzoni et Maude Lapointe campent pour le moment sur leur terrain privé de Montréal en semaine, puis s’évadent dans les régions avoisinantes la fin de semaine. « Ça nous permet de faire la transition, de garder certains repères alors qu’on vit un gros changement », affirme Mme Lapointe.

Coup d'oeil sur cet article

Un couple amateur d’aventures a récemment converti sa fourgonnette en maison, ce qui lui permet de camper à longueur d’année, même en plein hiver, lorsque le mercure descendra à -30 C.

• À lire aussi: Une entreprise mise sur le camping hivernal

L’aventure est d’ailleurs commencée depuis plus de quatre mois, pour les Montréalais Maude Lapointe et Romuald Suzzoni, qui dorment toutes les nuits dans leur fourgonnette, créée pour affronter les hivers québécois.

Malgré l’espace de vie restreint, le couple ne se pile pas sur les pieds. « Pour nous, la proximité n’a jamais été un souci, ça s’est installé facilement », ajoute-t-elle.

Écologique

La fourgonnette est munie de panneaux solaires, de huit batteries au lithium produisant 1000 ampères d’électricité, d’une toilette au compost, du chauffage au diesel et d’un système de tuyauterie muni d’un système à l’antigel, et elle est entièrement chauffée. Ils souhaitaient que ce soit le plus écologique possible. Depuis près de deux ans, ils ont ainsi investi 240 000 $ dans leur fourgonnette de marque Mercedes.

Ainsi, en hiver, leur « van » a une autonomie complète de quatre à cinq jours, alors qu’en été, les voyageurs pourront camper dans des secteurs isolés pendant dix jours, sans avoir besoin d’aucune commodité.

« C’était très important pour nous de créer un projet qui allait respecter la nature », affirme Maude Lapointe, qui a même installé un système de filtration d’eau de rivière pour leur consommation personnelle. 

Le couple précise qu’il utilise un litre de diesel aux 10 heures pour se chauffer, lors des nuits froides d’hiver.

« Notre toilette est composée de déchets de noix de coco. Il n’y a aucune odeur. Elle est munie de deux galons de 5 litres de liquide, qu’on vide dans les endroits appropriés », précise pour sa part son conjoint, originaire de France et établi au Québec depuis 12 ans.

Partir à l’aventure

Le « déclic » s’est fait il y a deux ans et demi, lorsqu’ils ont décidé de se départir de tous leurs biens matériels pour partir à l’aventure. « Nous avons réalisé que notre appartement nous servait à ranger notre matériel, pas à vivre. Quand on fait le tri de tout ce qu’on a chez nous, c’est impressionnant de voir tout ce dont on n’a pas besoin ! » s’exclame Romuald Suzzoni.

Propriétaires d’un triplex à Montréal, ils ont ainsi loué leur appartement pour aller vivre dans leur fourgonnette, surnommée « Trappeur ».

L’ouest et l’Alaska

Elle est éducatrice spécialisée et profitera d’un congé différé pour voyager l’an prochain, alors que lui travaillait dans le domaine de la restauration jusqu’à ce que la pandémie le force à se réorienter. Il en profite donc pour se spécialiser en photographie et en vidéo, ce qui lui servira à alimenter leur blogue appelé « Aventure à la carte ». 

Dès juillet prochain, le couple compte ainsi se rendre jusque dans l’Ouest canadien, puis visiter l’Alaska et les Territoires du Nord-Ouest, si les mesures sanitaires le leur permettent.