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Restrictions: la confusion règne autour des produits essentiels

Restrictions: la confusion règne autour des produits essentiels
Photo Jérémy Bernier

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Essentiels ou non essentiels? La confusion règne toujours dans certains commerces de la province. Le Conseil canadien du commerce de détail (CCCD) déplore notamment le fait qu’une liste circule actuellement qui n’a pas été approuvée par Québec pour des produits de santé et d’hygiène.

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«Cela sème de la confusion dans le marché», avance le porte-parole du CCCD Jean-François Belleau. 

Cosmétiques

La liste en question, qui a été transmise au Journal par une source dans le milieu, a été pondue par l’Alliance de l’industrie cosmétique du Canada. Certains détaillants au Québec en ont reçu une copie.

Dans le document daté du 24 décembre qui vise à servir de guide, l’Alliance mentionne entre autres que les nettoyants pour la peau, les shampoings, les produits antipelliculaires, les teintures, les produits de blanchiment des dents, les cosmétiques de couleur, les vernis à ongles, les crèmes solaires ainsi que les parfums sont considérés comme des produits essentiels.

Or, depuis deux semaines, le CCCD affirme à ses membres que les parfums ne sont pas des produits essentiels, comme plusieurs autres cosmétiques. 

«Initialement, tout ce qui était rouge à lèvres, parfum ou mascara, c’était non pour la vente. Nous n’avons pas recommandé à nos membres d’ouvrir les sections cosmétiques. Cette intervention d’une organisation à l’extérieur du Québec n’est pas appropriée», répond M. Belleau. 

Lundi, le ministère de l’Économie a indiqué ne pas avoir approuvé de listes de produits essentiels. Les produits considérés comme essentiels doivent servir à réparer, à se nourrir, ou pour l’hygiène, la santé et la sécurité. Il n’a pas été possible de joindre l’Alliance de l’industrie cosmétique du Canada.

Quincailliers

Il y a aussi eu une confusion chez des quincailliers, où l’on fait état de plusieurs écarts ces dernières semaines. En outre, la vente illégale de gallons de peinture de couleur fait l’objet de plusieurs plaintes. 

Richard Darveau, PDG de l’AQMAT, reconnaît avoir eu à composer avec les gestes d’une «dizaine de marchands» de tailles, d’enseignes et de régions différentes.

Dans une note envoyée à ses membres, ce dernier rappelle aux marchands de matériaux de construction l’importance de respecter les règles établies et d’éviter «toute concurrence déloyale». 

«C’est un privilège que nous avons de pouvoir garder nos portes ouvertes présentement. Ce n’est pas le temps de le compromettre en abusant de la confiance qu’on nous donne.» 

Ce dernier en est d’autant plus convaincu que l’Ontario, à la différence du Québec, a choisi de ne pas permettre aux quincailliers de demeurer ouverts. En cas d’abus, craint-on, il ne serait pas impossible que Québec décide de sévir en imitant l’Ontario.