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Imaginez si Trump avait gagné...

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Un chef d’État défait qui prend le téléphone et demande aux responsables électoraux d’aller lui « chercher 11 780 votes ».

Imaginez qu’une poignée d’élus entretient son délire.

Si la scène avait lieu en Afrique, en Amérique du Sud, dans les Caraïbes, les démocraties occidentales comme le Canada mèneraient la charge pour dénoncer cette tentative de coup d’État.

Si, en plus, le chef d’État déchu menaçait les responsables électoraux, la mobilisation internationale se mettrait en branle.

Ce scénario a bel et bien eu lieu. 

Et pourtant, pas un bruit, pas un mot des dirigeants mondiaux. Pourquoi ? Parce que ce n’est pas un dictateur de république de bananes qui s’est abaissé à de telles manœuvres, mais le président de la plus grande puissance mondiale.

Et ne me dites pas que Donald Trump ne devrait plus nous surprendre. 

Qui sont les hommes et les femmes derrière nos politiciens? Emmanuelle présente... un balado animé par Emmanuelle Latraverse.

Quand un dirigeant attaque de front les fondements mêmes de sa propre démocratie pour nourrir sa mégalomanie, les dommages sont incalculables, qu’il réussisse ou pas.

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L’empereur est nu

On a longtemps cru à tort que le refus de Donald Trump de concéder la défaite relevait de son ego surdimensionné. 

Que les manœuvres juridiques de ses sbires pour faire invalider l’élection relevaient de ses efforts pour assurer sa mainmise sur le parti républicain.

Mais non. À force de mentir et ériger un monde parallèle pour satisfaire ses partisans, il a fini par s’y perdre. 

Pire, douze sénateurs et quelque 140 représentants républicains continuent d’entretenir son délire et vont tenter d’empêcher le Congrès de reconnaître les résultats de l’élection, mercredi.

Dans l’avenir, combien d’autres politiciens véreux n’hésiteront plus à nier les règles de base de la vie démocratique pour atteindre leur but ?

L’œuvre de Trump est complète, il a légitimé l’usage du mensonge, des menaces, des tentatives de fraude et de la duplicité en politique.

Imaginez, s’il avait gagné...

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