/sports/opinion/columnists
Navigation

Canadien de Montréal: trois ans pour remporter la coupe

Pratique du Canadien
Photo Ben Pelosse Jonathan Drouin et Josh Anderson auront de grandes responsabilités chez le Canadien.

Coup d'oeil sur cet article

Marc Bergevin et Claude Julien sont gonflés à bloc. Les deux entretiennent les plus grands espoirs à l’approche de la nouvelle campagne. Ça fait du bien à entendre. Il y a longtemps qu’on a entendu un directeur général et un entraîneur du Canadien aborder une saison avec autant d’optimisme.

• À lire aussi: Claude Julien vise le top

• À lire aussi: Carey Price croit en ce groupe

• À lire aussi: Un capitaine heureux

Les deux hommes ont une confiance absolue dans leur personnel de joueurs.

Les changements apportés par Bergevin lui valent une pluie d’éloges. De l’avis de Julien BriseBois, Bergevin est le directeur général qui a effectué le meilleur travail au sein de la confrérie des directeurs généraux de la LNH durant l’entre-saison.

L’addition des Josh Anderson, Tyler Toffoli et Joel Edmundson a séduit son ancien homologue Brian Burke, qui est reconnu pour aimer les joueurs de grosses carrures.

Équipe bâtie pour les séries

Aujourd’hui commentateur au réseau Sportsnet, Burke estime que le Tricolore est l’équipe canadienne la mieux bâtie pour les séries éliminatoires.

« Avec les changements qui ont été apportés à la formation, le Canadien est mon équipe canadienne favorite pour gagner la coupe Stanley », a-t-il déclaré dans une entrevue publiée par le site LNH.com, il y a quelques semaines.

Burke fait bel et bien référence à cette année. 

Voilà une prédiction pour le moins audacieuse !

Mais Burke n’est peut-être pas si loin de la cible.

Ça presse pour Price et Weber

Si on s’entend pour dire que le Canadien offre un meilleur potentiel, on conviendra aussi qu’il n’aura pas l’éternité s’il projette de gagner avec Carey Price et Shea Weber dans ses rangs.

On parle au plus d’une fenêtre de trois ans. Weber célébrera son 36e anniversaire de naissance le 14 août tandis que Price fêtera ses 34 ans deux jours plus tard.

Ça ne leur donne plus beaucoup de temps pour réaliser leur rêve à Montréal.

Les jeunes devront progresser

Il faudra voir aussi comment le reste de l’équipe se comportera, particulièrement les jeunes.

Combien de temps faudra-t-il encore à Nick Suzuki et à Jesperi Kotkaniemi pour qu’ils atteignent leur pleine maturité ?

Alexander Romanov s’adaptera-t-il rapidement à son nouvel environnement ?

Chez les plus âgés, Jonathan Drouin parviendra-t-il à faire montre d’une meilleure constance ?

Ces questions sont légitimes, mais on peut avoir vraiment foi en l’avenir. Marc Bergevin avait beau répéter, au cours des dernières années, que tout peut arriver une fois que votre équipe est qualifiée pour les séries, il savait dans son for intérieur que la sienne n’avait pas ce qu’il fallait pour gagner.

Pis encore, elle n’arrivait même pas à s’y faire une place.

N’oublions pas que le Canadien se destinait vers une quatrième exclusion des séries en cinq ans lorsque la COVID-19 est venue tout bouleverser, en mars dernier.

Le Tricolore a profité du tournoi de la Coupe Stanley pour faire amende honorable. Carey Price a prouvé aux Penguins de Pittsburgh qu’ils avaient raison de le craindre dans une série trois de cinq.

La série contre les Flyers de Philadelphie a montré, quant à elle, les faiblesses du Canadien.

Bergevin y a vu.

Les deux dans le même bateau

Claude Julien ne pourra plus dire qu’il ne fait que travailler avec le matériel à sa disposition, comme il l’a mentionné à quelques reprises la saison dernière. Aussi, ils sont déjà nombreux à dire qu’il jouera gros cette saison.

C’est vrai.

Mais la pression ne repose pas que sur lui.

Bergevin n’a pas hésité à gratifier Josh Anderson d’un gros contrat, même si ce dernier relève d’une opération à une épaule qui l’a limité à 26 matchs avec les Blue Jackets de Columbus la saison dernière.

Brendan Gallagher s’est vu offrir, pour sa part, une généreuse prolongation de contrat de six ans.

Tyler Toffoli et Joel Edmundson ont de nouvelles ententes de quatre ans dans les poches.

Jake Allen profitera lui aussi d’une sécurité d’emploi additionnelle de deux ans, après la prochaine saison.

Avant de nous livrer son message d’espoir, dimanche, Bergevin en a fait part à Geoff Molson. Le propriétaire en a pris bonne note.

Bergevin est donc dans la même galère que Julien. L’un et l’autre devront obtenir de bons résultats.

C’est la grâce qu’on leur souhaite.