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J’en ai mon voyage de l’inaction d’Ottawa

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Les voyageurs reviennent tranquillement au pays. À Ottawa, malgré les pressions, on reste figé, immobile.

On leur a seulement interdit l’accès à un chèque de 1000 $ qui, de toute façon, ne leur était pas destiné. 

Pour le reste, Ottawa est résigné à agir. Impossible, pour eux, de rattraper le temps perdu.

C’est à la fois exaspérant et sidérant de constater la timidité du gouvernement fédéral dans les aéroports, afin d’empêcher que nos chers voyageurs ramènent le virus dans leur bagage. 

Malgré son retard, Ottawa aurait pu prendre des actions contraignantes. 

Il aurait d’abord pu être prévoyant et interdire les voyages non essentiels, comme l’a fait l’Allemagne. Il ne l’a pas fait.

Il aurait pu imposer une quarantaine surveillée dans les hôtels, comme l’a fait l’Australie. Il ne l’a pas fait.

Il aurait pu tester massivement les voyageurs de retour au pays, à l’aide des tests rapides. Il ne l’a pas fait.

Il aurait pu s’entendre avec les corps policiers des provinces pour accroître la surveillance des quarantaines obligatoires. Il ne l’a pas fait.

Ottawa a seulement introduit une mesure : un test négatif obligatoire trois jours avant le vol de retour. 

Une mesure qui ne concerne pas les voyageurs du temps des Fêtes, puisqu’elle n’entre en vigueur que le 7 janvier. Une mesure partiellement efficace, car rien n’empêche un voyageur de contracter le virus dans les trois jours suivant son test. 

Une mesure qui balaie la responsabilité des tests à des pays dont la structure organisationnelle n’est pas aussi optimale qu’au Canada.

Passoire aérienne

Cela fait dix mois que nous sommes en pandémie. Pourtant, dans les aéroports, rien n’a véritablement changé, si ce n’est le port du masque et la prise de température. 

Les aéroports demeurent des passoires, hyperpermissives, comme ils l’étaient au printemps.

Devant cette situation, Ottawa préfère soulever son masque sur ses yeux plutôt qu’émettre de nouvelles directives. 

En mars dernier, on a tous constaté leur échec aux frontières. On le constate, une fois de plus, en ce début d’année.