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Voies de fait sur sa mère: le fils du meurtrier de Marylène Levesque plaide coupable

Anthony Gallese, 22 ans
Photo courtoisie Anthony Gallese, 22 ans

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Accusé de voies de fait causant des lésions après avoir pris sa mère à la gorge, le fils d’Eustachio Gallese – auteur du meurtre de Marylène Levesque en janvier 2020 – a plaidé coupable aux accusations portées contre lui, mercredi, et a écopé d’une peine suspendue de deux ans.

Ce n’est pas la première fois qu’Anthony Gallese, 22 ans, se retrouve devant les tribunaux pour répondre de gestes de violence.  

En 2019, Gallese avait reçu une absolution conditionnelle après s’en être pris physiquement à son frère, qui souffre de dystrophie musculaire. À l’époque, le tribunal avait imposé certaines conditions restrictives pour encadrer le jeune homme, dont celle de ne pas suivre, épier ou importuner sa mère.  

Récidive 

«Le jour des événements, le frère d’Anthony a communiqué via Facebook avec un tiers, et c’est ce dernier qui a appelé les policiers. Il a mentionné que le frère de l’accusé lui avait écrit: “Dépêchez-vous, amenez la police, parce qu’on a de la misère à la maison”», a brièvement relaté le poursuivant, Me Jean-Sébastien Lebel. 

En arrivant au domicile familial, les policiers ont constaté que la victime avait des marques rouges au cou. Elle disait avoir de la difficulté à respirer et il y avait un trou dans le mur.  

«Il y a eu une chicane au niveau de l’argent. Monsieur Gallese était complètement intoxiqué par l’alcool ou par la drogue. Il faut souligner qu’il a des problèmes de santé mentale et des traits s’apparentant à la personnalité limite», a ajouté Me Lebel. 

«C’est toujours le même conflit qui amène l’accusé devant les tribunaux, soit lorsqu’il est avec sa mère et qu’il est en état de consommation. Il faut savoir que madame a aussi un problème d’alcoolisme et c’est souvent ça qui est le motif du passage à l’acte chez mon client, puisqu’il n’aime pas ça, lorsque sa mère boit», a pour sa part précisé Me Jean-Claude Gingras, qui représente les intérêts de l’accusé.  

Lors de l’altercation, la dame a tenté de repousser son fils à l’aide d’un manche à balai, mais ce dernier l’a cassé et utilisé pour faire un trou dans le mur. 

Zone «à haut risque»

«Je reconnais qu’on est dans une zone à haut risque... Un coup de balai cassé... Si ça n’avait pas été utilisé contre le mur, cela aurait pu avoir des conséquences tragiques», a laissé tomber le juge Mario Tremblay, qui a tout de même décidé de se ranger derrière la suggestion commune des parties.  

Le président du tribunal a donc accepté de surseoir au prononcé de la peine pour une période de deux ans. Au cours de cette période, Gallese devra s’astreindre à un suivi et effectuer 150 heures de travaux communautaires.  

Le tribunal lui a également interdit de se trouver en présence de sa mère, «sauf sur initiative de celle-ci» et à la condition qu’il soit sobre de toute substance lors des rencontres.