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Couvre-feu: les chauffeurs d’autobus n’entendent pas jouer aux policiers

Couvre-feu: les chauffeurs d’autobus n’entendent pas jouer aux policiers
Photo d'archives, Stevens LeBlanc

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Les chauffeurs du Réseau de transport de la Capitale (RTC) ne se substitueront pas aux policiers pour vérifier si les usagers se conforment ou non à la règle du couvre-feu qui sera en vigueur à partir de samedi soir.

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« Considérant que les modalités entourant l’imposition du couvre-feu font l’objet d’un décret, la responsabilité de le faire respecter ne revient pas au RTC, mais plutôt aux forces de l’ordre », a répondu la porte-parole Stéphanie Gaudreau, jeudi, au Journal.

Concrètement, il n’est donc pas question que les chauffeurs demandent aux usagers qui empruntent les bus après 20 h s’ils font partie des travailleurs essentiels autorisés à se trouver dans la rue durant le couvre-feu. 

D’après Mme Gaudreau, « aucune mesure particulière n’est prévue à cet effet pour la clientèle autre que celle de continuer de s’assurer de la validité du titre de transport au moment de l’embarquement ».

Comme pour les masques

À l’été 2020, le RTC avait adopté le même raisonnement lorsque le gouvernement du premier ministre François Legault avait imposé le port du masque dans le transport en commun. 

À l’époque, le transporteur avait expliqué que ce n’est pas le rôle des chauffeurs de jouer aux policiers pour s’assurer de l’application de cette exigence.

Sauf exception, les Québécois devront rester à la maison entre 20 h et 5 h du matin, entre le samedi 9 janvier et le lundi 8 février. 

En cas de non-respect de la règle du couvre-feu, des amendes de 1000 $ à 6000 $ pourraient être distribuées aux citoyens qui n’ont pas une bonne raison d’être à l’extérieur.