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Projet Laurentia: le Port réussit à obtenir un sursis

L’échéancier pour la décision sur Laurentia suspendu

Projet Laurentia
Illustration courtoisie La maquette du projet Laurentia prévoit la construction d’une aire d’entreposage et d’une cour intermodale ainsi que la prolongation de la ligne de quai de 610 mètres pour faire transiter environ 700 000 conteneurs par an.

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Le Port de Québec a réussi à retarder la décision du ministre fédéral de l’Environnement sur son projet de terminal de conteneurs, qui ne sera pas rendue comme prévu d’ici le 17 février. 

Le ministre avait jusqu’à cette date pour rendre son verdict sur l’acceptabilité environnementale du projet de 775 millions $.

Il devait se baser, entre autres, sur le rapport de l’Agence d’évaluation d’impact du Canada. Sa version préliminaire était très critique sur le projet, estimant qu’il aurait des impacts négatifs importants sur l’environnement. L’Agence avait jusqu’au 17 janvier pour rendre son rapport final.

Mais pendant les Fêtes, l’Administration portuaire de Québec (APQ) a demandé un report de cette échéance, le temps de répondre aux interrogations soulevées avec « des informations additionnelles probantes et de qualité ».

« L’échéancier est donc suspendu jusqu’à ce que le promoteur fournisse les informations demandées », a confirmé au Journal par courriel Jean-Ridel Basigura, porte-parole de l’Agence. 

L’instance gouvernementale veut ainsi « s’assurer que son rapport tienne compte de toutes les informations pertinentes ».

« L’Agence attend les précisions du promoteur concernant le temps dont il aura besoin pour préparer l’information nécessaire. En fonction de l’information reçue du promoteur, l’Agence sera en mesure de préciser les prochaines étapes du processus. »

L’Administration portuaire n’est pas en mesure pour le moment de préciser le délai dont elle aurait besoin. 

« On est en train de l’évaluer », a indiqué le porte-parole du Port Frédéric Lagacé. Mais cela pourrait nécessiter des semaines, en contexte de pandémie.

Prendre le temps

M. Lagacé a tenu à souligner que le Port veut prendre le temps de réunir toutes les informations nécessaires pour répondre aux préoccupations de l’Agence.

En tout, plus d’une centaine de mémoires ont été déposés et « il restait peu de temps » au Port pour rendre ses contre-arguments et présenter ses solutions. 

D’autant plus que le rapport préliminaire de l’Agence a créé de « l’anxiété dans le quartier environnant ».

Le Port dit maintenant vouloir convaincre la population que le projet n’apportera aucun impact sur la qualité de l’air et sur la santé des citoyens, répète M. Lagacé.