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L’éthique à deux vitesses de nos politiciens

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Qu’ont en commun Rod Philipps, Kamal Khera, David Sweet, Tracy Allard, Jeremy Nixon, Jason Stephan, Pat Rehn, Tanya Fir, Tany Yao, Ron Liepert, Niki Ashton, Don Plett, Joe Hargrave, Sameer Zuberi, Youri Chassin et Pierre Arcand ? Ce sont tous des politiciens, de la scène fédérale ou provinciale, qui ont voyagé après nous avoir exhortés à « rester à la maison pour sauver des vies ».

Nomenklatura

François Legault a durci le confinement. Ce serait nécessaire pour sauver le système de santé. Soit ! En revanche, il devient de plus en plus difficile de prendre au sérieux les messages alarmistes quand les politiciens qui nous assignent à résidence sont si nombreux à enfreindre leurs propres recommandations.

De deux choses l’une, soit ils ne croient pas à leur message, soit ils se considèrent au-dessus des lois. Chose certaine, la tolérance zéro devrait s’appliquer aux politiciens covidiots ou touristatas. 

D’une part, ils ont un devoir d’exemplarité. Si les cas de COVID continuent d’augmenter, si la population semble de plus en plus réfractaire aux mesures sanitaires, c’est notamment en raison du décalage qu’on observe entre le message du gouvernement et les actions de certains politiciens.

D’autre part, tolérer les incartades des élus, aussi minimes soient-elles, est une pente savonneuse. Dans un contexte de restriction des libertés, de privations douloureuses et de sacrifices exceptionnels, accorder le moindre privilège à un politicien, c’est paver la voie à l’émergence d’une nomenklatura d’inspiration soviétique. 

Or, si cela se produit, si ceux qui imposent les mesures sanitaires peuvent s’y soustraire sans réelles conséquences, pourquoi se presseraient-ils à restituer au bon peuple ses libertés ?

Dénonciation

Quant aux augustes politiciens qui ont invité la population à dénoncer leurs voisins pour rassemblement illégal, pourquoi n’ont-ils pas dénoncé leurs collègues qui ont eu l’outrecuidance de défier les consignes sanitaires et de mettre leurs concitoyens en danger ? Belle éthique à deux vitesses !