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Une confrontation inutile sur les vaccins

Une confrontation inutile sur les vaccins
Photo d'archives, Stevens LeBlanc

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Après les champs de compétence, le pouvoir de dépenser, la loi 101 et la Loi sur la laïcité de l’État, les vaccins sont maintenant le nouveau point de litige entre Québec et Ottawa.

Mardi, Justin Trudeau a fait une déclaration qui allait inévitablement susciter l’ire des provinces: «Tous les Canadiens, moi y compris, sont frustrés de voir des vaccins dans des congélateurs plutôt que dans les bras des gens.»

La réplique de François Legault, la journée suivante, a été cinglante: «Je veux passer un message très clair à Justin Trudeau: au lieu de faire la leçon aux provinces sur les normes en CHSLD et sur les vaccins, bien qu’il s’occupe d’abord de nous approvisionner en vaccins.»

Qui a tort?

Cette confrontation a donné des munitions aux adversaires de Justin Trudeau. Les députés conservateurs du Québec n’ont pas tardé à reprendre les mots de M. Legault pour attaquer le premier ministre du Canada.

Certains politiciens pourraient se réjouir si ce combat entre Québec et Ottawa se poursuivait et que Justin Trudeau se retrouvait sur la défensive, surtout si on manque de vaccins.

Cependant, au bout du compte, les Québécois n’ont rien à cirer de savoir qui a tort et qui a raison dans ce débat. L’essentiel, c’est que l’opération de vaccination soit un franc succès.

Les résultats

Heureusement, il semble que la réunion téléphonique entre le premier ministre du Canada et les premiers ministres provinciaux, jeudi soir, ait porté sur les résultats, et qu'elle était constructive et cordiale. 

Selon certains journalistes, Justin Trudeau aurait même reconnu que ses propos sur le rythme de vaccination n’étaient pas très utiles.

Espérons que nos politiciens gardent cet état d’esprit jusqu’à la fin, car ceux qui voudront faire de la petite politique sur le dos des vaccins risquent d’en payer le prix politiquement.