/news/consumer
Navigation

Bien peu de cueillettes à l’auto samedi

Alain Malenfant reçoit sa commande à l’auto du Best Buy des Galeries de la Capitale, fenêtre fermée, uniquement en confirmant son identité.­­
Photo Didier Debusschère Alain Malenfant reçoit sa commande à l’auto du Best Buy des Galeries de la Capitale, fenêtre fermée, uniquement en confirmant son identité.­­

Coup d'oeil sur cet article

Malgré l’autorisation du gouvernement Legault de poursuivre la vente de biens non essentiels, à condition que la cueillette des produits se fasse à l’extérieur, bien peu de commerces avaient emboîté le pas samedi.

À Place Sainte-Foy, du côté de Québec, bien qu’une douzaine de stationnements aient été libérés à cet effet, aucun d’entre eux n’était utilisé dans l’heure où Le Journal s’est présenté. 

Idem à Laurier Québec, où les quelques espaces réservés n’ont pas trouvé preneur, comme la quasi-totalité de son stationnement d’ailleurs.

La situation n’est toutefois pas unique à Québec. Dans la région de Montréal, les Promenades Saint-Bruno et le Carrefour Angrignon paraissaient tout simplement déserts, excepté les épiceries et les quincailleries.

Un seul commerce

En fait, le seul commerce qui semblait profiter de cette permission était Best Buy, tant du côté de la métropole que de la Vieille Capitale.

À Québec, la franchise située aux Galeries de la capitale était le seul magasin de tout le centre d’achats à le proposer. 

« Les gens font leur commande sur internet, ils payent et quand ils arrivent dans le stationnement, ils nous textent et on va porter le produit dans le coffre de la voiture en vérifiant la carte d’identité des acheteurs par leur fenêtre fermée », explique le directeur de l’établissement, David Rancourt.

Mais samedi, il n’y avait pas foule pour utiliser ce service. Dans la demi-heure où les représentants du Journal étaient présents, environ une demi-douzaine de personnes se sont présentées.

Un début timide

« Les gens pensent que [ce service] commence lundi parce que le confinement était censé se terminer le 11 janvier. Alors on s’attend à ce qu’il y ait plus de monde à ce moment-là », estime M. Rancourt.

Malgré tout, les quelques clients qui ont eu recours au service de cueillette à l’auto pour se procurer des biens jugés non essentiels se sont dits très satisfaits du concept.  

« C’est la première fois qu’on essaie ce mode d’achat, ça se passe très bien », assure Daniel Ezra.

« Je suis venu acheter un écran d’ordinateur pour le télétravail, pandémie oblige ! C’est super efficace comparativement à la livraison, qui prend parfois plusieurs jours avant d’arriver. Là, c’est instantané », poursuit-il.

– Avec Dominique Scali