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Le casse-tête logistique de la cueillette à l’auto

Chaque commerçant sera responsable de gérer son service de ramassage s’il se prévaut de cette option

Des affiches ont été installées à Place Ste-Foy, dont celle-cidevant une porte extérieure pour le ramassage des commandes.
Photo Didier Debusschère Des affiches ont été installées à Place Ste-Foy, dont celle-cidevant une porte extérieure pour le ramassage des commandes.

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Un défi logistique attend les centres commerciaux et les détaillants qui se préparent pour la cueillette à l’auto sans contact pour les biens essentiels et non essentiels achetés en ligne afin d’éviter les longues files d’attente dans les stationnements.

L’industrie du commerce de détail réclamait depuis plusieurs semaines déjà au gouvernement Legault de pouvoir offrir ce service de ramassage aux consommateurs. Une pratique commerciale qui était jusqu’à présent proscrite au Québec durant les confinements, contrairement à l’Ontario. 

Selon le Conseil canadien du commerce de détail (CCCD), au cours des derniers jours, plusieurs centres commerciaux de la province ont pondu des plans pour pouvoir accommoder leurs locataires. Par exemple, des espaces de stationnement seront réservés pour la cueillette à l’auto. 

Le porte-parole du CCCD, Jean-François Belleau, est d’avis que plusieurs détaillants pourraient se prévaloir de cette nouvelle option pour améliorer leurs finances, mais la décision leur reviendra, individuellement. Le service de ramassage devra être géré par chaque commerçant, précise-t-il. 

Les consommateurs ne pourront pas se déplacer à l’intérieur des centres commerciaux pour récupérer leur marchandise. Il faudra attendre le point de collecte dicté par le détaillant. Seules les personnes désirant acheter un bien essentiel auront accès aux magasins encore ouverts.  

Complexe et difficile

Le directeur général du Conseil québécois du commerce de détail, Stéphane Drouin, concède pour sa part que certains détaillants pourraient préférer ne pas créer ce service en raison de sa complexité. La plupart de ses membres lui ont toutefois mentionné qu’ils prévoyaient tenter l’expérience. 

La Vie en Rose fait partie des enseignes qui n’ont pas l’intention d’offrir le service de ramassage en bordure de rue. La direction souligne que l’entreprise enregistre entre 1500 à 2000 transactions en ligne par jour.  

Selon le président, François Roberge, il serait difficile et complexe d’appeler les clients individuellement pour leur demander quand et où ils aimeraient venir chercher leur commande. Il ajoute que son système informatique ne permet pas d’automatiser cette manœuvre, pour le moment. 

L’homme d’affaires estime que l’option de la cueillette est davantage possible ou avantageuse pour les détaillants disposant d’une porte indépendante vers l’extérieur et les commerces de plus petite taille, souvent sur rue, avec un volume de transactions moins imposant.   

Quelques repères 

  • L’achat peut se faire par internet ou au téléphone.
  • Il peut s’agir d’un bien essentiel ou non essentiel.
  • Ce ne sont pas tous les commerçants qui offriront le service
  • Pour un bien non essentiel, le client ne pourra pas entrer dans le commerce.
  • Il ne sera également pas possible pour un commerçant de remettre la marchandise à son client dans un stationnement souterrain.