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L’ex-club de golf de Céline Dion attaqué

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Après une cyberattaque au rançongiciel ayant « mis en péril » ses données confidentielles et celles de ses prestigieux membres l’été dernier, l’ancien club de golf de Céline Dion poursuit son fournisseur informatique.

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Le 22 juillet au matin, le système de comptabilité du très sélect club de golf Le Mirage ne répondait plus. Des pirates venaient de crypter ses données en passant par un logiciel de son fournisseur informatique, HelpOx.

Alertée dès le matin, cette compagnie de Mascouche n’a toutefois rien dit sur l’attaque, selon la poursuite du Mirage, revendu en novembre à Mario Messier et aux anciens joueurs de hockey Serge Savard et José Théodore.

C’est finalement une autre entreprise embauchée d’urgence qui l’a informé que des pirates avaient attaqué le golf de Terrebonne. Ils demandaient une rançon de 1,4 M$ US pour décrypter les données des clients de HelpOx.

Données en péril

L’attaque qu’a causée son fournisseur a non seulement interrompu les activités du Mirage, mais elle a aussi mis en péril « les données informatiques [...], incluant ses renseignements confidentiels et ceux de ses clients », affirme la poursuite du prestigieux club privé.

Selon nos informations, rien n’indique que des données aient fuité, mais rien ne peut l’exclure non plus, des pirates ayant pénétré dans les serveurs.

Le Mirage a refusé de commenter. 

« Vos questions concernent une période antérieure à notre acquisition et relèvent du propriétaire précédent », déclare Mario Messier, selon un courriel de son porte-parole, Jean-Maurice Duddin.

La poursuite a pourtant été déposée en décembre, alors qu’il était déjà propriétaire.

« Omissions et négligences »

Le Mirage réclame 141 691 $ à HelpOx pour les frais encourus, « en raison des fautes graves, omissions et négligences commises ».

Quand Le Mirage a contacté la compagnie, le 22 juillet au matin, un employé s’est contenté de déclarer que HelpOx éprouvait « un problème mondial » affectant tous ses clients, selon la poursuite.

En soirée, alors que le club avait passé la journée à tenter de régler son problème, un responsable « a feint de ne pas être au courant des détails » de son problème, rapporte la requête.

Le lendemain soir, une autre compagnie appelée en renfort, Microfix, a rapidement constaté qu’un rançongiciel de type REvil/Sodinokibi avait frappé.

– Avec la collaboration de Diane Meilleur