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Mince répit à Ottawa

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Photo Agence QMI, Jadrino Huot Hier, à Ottawa, plusieurs citoyens profitaient du Marché By.

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À Ottawa, ce fut un samedi soir comme les autres. Encore une fois, les enfants ont joué au parc.

La séance de glissade nocturne fait partie des nouveaux rituels de la pandémie. Le « p’tit spécial du soir » en guise de récompense pour la journée rivée devant leur ordinateur à faire l’école à distance. 

Un prétexte idéal, aussi, pour permettre aux parents de socialiser en toute légalité.

Hier, ce rituel a pris des airs de privilège en pensant aux amis de l’autre côté de la rivière.

Surtout, ici, tous se posent la question : pendant combien de temps la capitale fédérale tiendra-t-elle le fort face à la virulence de cette deuxième vague ?

La fin de l’exception ?

Tout au long de l’automne, Ottawa a fait figure de phare dans la nuit. On la dit l’une des seules villes de plus d’un million d’habitants qui ont réussi à casser la deuxième vague début novembre.

Pour une fois, ses habitants étaient bien heureux d’habiter la ville où « on roule les trottoirs de bonne heure ». Sa réputation de capitale ennuyante et proprette a soudainement révélé ses avantages cachés.

Qui sont les hommes et les femmes derrière nos politiciens? Emmanuelle présente... un balado animé par Emmanuelle Latraverse.

Le télétravail généralisé dans la fonction publique, la faible densité de population semblent avoir changé la donne.

Or, même ici au pays des ultra-conformistes, la COVID-19 gagne du terrain. Hier, on comptabilisait 234 nouveaux cas, un deuxième sommet en deux jours. Surtout, les écoles demeureront fermées jusqu’au 25 janvier.

Qu’est-ce qui est le plus pénible, les écoles fermées ou un couvre-feu ? Poser la question, c’est y répondre.

Le pire à venir ?

Vendredi, le premier ministre Doug Ford a prévenu les Ontariens que les prévisions qui seront dévoilées mardi vont nous faire « tomber en bas de notre chaise ». La puissance de la nouvelle souche serait à blâmer.

Finalement, c’est partout pareil.

Le confinement de Noël n’a pas suffi, au même titre que les demi-mesures graduelles qui ont marqué l’automne.

Non, l’arrivée du vaccin ne permettra pas de surmonter la deuxième vague. Il n’y en aura pas assez avant le deuxième trimestre. Ça aussi, on le savait depuis longtemps.

Donc, oui, il faut endurer. Il n’y a rien de gratuit face à la COVID-19.

L’Ontario imposera-t-il à son tour un couvre-feu ? Combien de temps les écoles resteront-elles ouvertes au Québec ? Qui sait ?

S’il y a une constance des deux côtés de la rivière des Outaouais, tout le monde retient son souffle, conscient, cette fois-ci, que ça risque d’empirer avant l’accalmie tant attendue.