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Nancy Pelosi la battante

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La présidente de la Chambre des représentants des États-Unis est l’ennemie jurée de Donald Trump. Cette Italo-américaine catholique de quatre-vingts ans tente de destituer le président Trump, qu’elle qualifie de « fou, déséquilibré et dangereux ».

Donald Trump, malgré son délire, est un manipulateur hors pair. Il ne séduit pas, il perturbe. Il ne suscite pas l’admiration, il déclenche la peur.

Il s’est rendu compte à l’évidence que son mépris pour Nancy Pelosi était en deçà du mépris qu’elle-même ressentait à son endroit. Car Nancy Pelosi a réussi à distinguer entre l’énergumène Trump et sa fonction présidentielle, qu’il s’est appliqué au cours de son mandat à désacraliser et à déshonorer.

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Intrépide

À la suite d’un tête-à-tête quasi houleux à la Maison-Blanche entre le président Trump et la présidente de la Chambre des représentants, les journalistes se sont précipités sur celle que plusieurs qualifient de femme la plus puissante de son pays afin de recueillir ses commentaires. « J’ai élevé cinq enfants. Ce n’est pas Donald Trump qui va m’impressionner » a-t-elle lancé.

La semaine dernière, on a vu des images intolérables des hordes qui ont envahi le Capitole. Un des insurgés a envahi le bureau de Madame Pelosi, s’est assis dans son fauteuil, les pieds sur son bureau, et a griffonné des insultes à son endroit. On sait maintenant que certains insurgés ont déféqué et répandu leurs excréments dans les corridors et les escaliers de ce temple du gouvernement américain. Une manière de putréfier la démocratie.

Nancy Pelosi, contrairement à nombre de politiciens américains, est une femme sans peur. Elle est une des rares personnes à avoir défié face à face Donald Trump depuis sa rentrée en politique. Peu de personnalités américaines qui ont côtoyé Trump ont réussi un tel exploit. Si elle arrive à le faire destituer, cela confirmera ce qui se murmure à Washington : que cette femme a des couilles en or.