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Un prix inflationniste

Blue Jackets c. Canadiens
Photo d'archives, Martin Chevalier Le prix demandé pour obtenir Pierre-Luc Dubois sera très élevé.

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Un intervenant bien branché de la Ligue nationale reconnaît que les discussions sont nombreuses relativement au dossier Pierre-Luc Dubois et les Blue Jackets de Columbus.  

« Crois-tu que Marc Bergevin est dans le coup ? », me demande-t-il.

« Je ne sais pas s’il est dans le coup, mais il est de toutes les missions. Je pense que vous, les décideurs, savez très bien qu’il n’hésite jamais à se pointer le nez quand il a la possibilité d’améliorer son équipe ou encore de réaliser un coup fumant. Donc, je présume qu’il a pris des informations. D’ailleurs, il aura l’occasion d’aborder le sujet avec Jean-Charles Lajoie, aujourd’hui. Je sais que JiC ne peut être entendu aux É.-U., du moins pas encore, mais je me ferai un plaisir de t’en informer. »

« Ah cool, mais tu sais que le prix à payer sera un prix inflationniste. »

« Tout à fait d’accord. Cependant, tu admettras qu’on ne parle pas de n’importe qui ? On parle d’un joueur talentueux, un joueur de très haut niveau, un joueur qui peut faire la différence. »

« Tout à fait d’accord, ce qui m’intéresse surtout c’est la stratégie que déploiera Jarmo Kekalainen, le DG des Blue Jackets. Je me demande combien de temps il attendra avant de passer aux actes. »

« Bonne question. Il a attendu et est demeuré sur ses positions avec Bobrovsky et Panarin et a fait chou blanc. Quelle conclusion doit-on tirer du contrat de 27 millions $ pour cinq saisons à Oliver Bjorkstrand et de l’entente conclue avec Dubois, d’autant plus que Mathew Barzal a obtenu un contrat de transition de 21 millions $ pour trois ans avec les Islanders ? »

« La conclusion, c’est qu’il veut quitter Columbus, c’est aussi simple que ça. »

Mais quand ?  

Larry Brooks, du New York Post, a lancé quelques noms parmi les joueurs des Rangers qui pourraient piquer la curiosité de Kekalainen. Kaapo Kakko, Filip Chytil, Anthony DeAngelo... et vous l’aurez deviné, Alexis Lafrenière.

À Winnipeg, croit-on que les Blue Jackets auraient un intérêt pour Patrik Laine ? Intéressant, n’est-ce pas ?  

Prudence

Entre-temps, peut-on présumer que Kekalainen amorcerait une discussion avec Marc Bergevin en s’attardant aux jeunes joueurs de l’organisation ?

Assurément.

Il voudra remplacer Dubois par un autre joueur de centre. Et, à cette position, ai-je besoin de préciser qu’il y a deux jeunes patineurs talentueux sur qui Bergevin et son groupe fondent beaucoup d’espoir. Cependant, Kekalainen joue gros dans ce dossier, ne l’oublions pas. Il doit échanger un joueur qui désire quitter son organisation d’ici deux ans. Et, il est confronté à un autre problème. Il doit trouver un moyen pour cesser l’exode des patineurs de premier plan. Dans deux ans, Seth Jones pourra se prévaloir de son statut de joueur autonome sans restriction et Zach Werenski sera un joueur autonome avec restriction et il aura le droit à l’arbitrage.

Il embarque dans des négociations où il sait très bien qu’il est vulnérable sur bien des tableaux. Bergevin et ses homologues le savent très bien...

Le ballottage

Que Jordan Weal se retrouve au ballottage indique clairement qu’il fallait, dans un premier temps, créer de l’espace au niveau du plafond salarial et, également, que le rôle qu’il tenait avec le Canadien a été comblé. Parfois, on l’utilisait en supériorité numérique (!!!), mais l’arrivée de plusieurs vétérans donne à Claude Julien plus d’options. 

Dans le cas de Noah Juulsen, choix de premier tour en 2015, il n’a jamais pu démontrer qu’il avait les qualités pour graduer dans la Ligue nationale en raison des nombreuses blessures qui ont freiné sa progression. Marc Bergevin devra trouver un moyen pour respecter le règlement du plafond salarial puisque son équipe dépasse la limite de 81,5 millions $ par un peu moins de 42 000 $.  

Xavier Ouellet est également sur cette liste ainsi que Alex Belzile. Mais, attention, ils pourraient se retrouver sur la liste des joueurs de soutien... 

Trop tôt ? 

Les Stars de Dallas ne joueront pas avant le 19 janvier.

Les Penguins de Pittsburgh ont dû annuler un entraînement par mesure de précaution, craignant que des membres de l’organisation aient été exposés à la COVID-19...

Même situation avec les Blue Jackets de Columbus.

Et, hier, ce sont les Canucks de Vancouver qui ont dû annuler leur entraînement sur glace et hors glace.  

Les Canucks doivent affronter les Oilers à Edmonton, mercredi. Pourront-ils le faire ?

Si jamais la COVID-19 se manifestait de plus en plus chez les équipes de la LNH, devra-t-on alors s’interroger sur la pertinence d’amorcer cette saison écourtée un peu trop tôt. La ligue tient à une augmentation des revenus, elle désire que les partenaires d’affaires puissent avoir un retour sur leurs investissements, mais si l’expérience de la bulle lors des séries éliminatoires s’est avérée une belle réussite, le concept ne s’applique pas pour le début de la saison 2020-21. Il n’y a pas de « retraites fermées ». Les joueurs vont à leur travail puis retournent à la maison. On ne s’éloigne pas automatiquement de la routine quotidienne, donc les risques sont plus élevés.

Le calendrier des matchs prévoit des périodes où la ligue sera en mesure de reprendre des matchs qu’il aura fallu annuler en raison de la pandémie. Cependant, on ne veut surtout pas modifier les dates des séries éliminatoires.

Il s’agit d’un exercice plutôt complexe. Après tout, devra-t-on disputer trois matchs de suite ?