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2e dose du vaccin: joue-t-on avec le feu?

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Vous ne le saviez pas, mais les vaccins développés contre la COVID sont à géométrie variable.

Pfizer/BioNTech et Moderna ont dépensé des milliards pour les développer.

Nos agences réglementaires ont investi des milliers d’heures de travail pour valider les protocoles et s’assurer de leur sécurité.

La recette est claire : deux doses, à trois et quatre semaines d’écart pour Pfizer et Moderna, respectivement.

Mais voilà, tout ça, ce n’est pas bien grave.

Dans l’urgence, il paraît que chacun peut faire ce qu’il veut.

C’est ainsi que dans l’espoir de maximiser le nombre de personnes vaccinées à court terme, Québec attendra jusqu’à trois mois avant d’offrir la fameuse seconde dose aux patients. 

Ce choix se défend. Dans l’urgence, tous les moyens semblent bons pour sauver des vies. 

D’ailleurs, Québec n’est pas la seule juridiction à jouer ainsi avec le calendrier. 

Qui sont les hommes et les femmes derrière nos politiciens? Emmanuelle présente... un balado animé par Emmanuelle Latraverse.

N’empêche, face aux six semaines de délai autorisé par l’OMS, les trois mois envisagés ici ont de quoi soulever des doutes. 

Jouer avec le feu ?

Québec martèle avoir le feu vert de la pharmaceutique Pfizer, et la bénédiction de bien des infectiologues d’ailleurs, pour étirer ainsi le calendrier de vaccination.

À l’inverse, la FDA, aux États-Unis, et une foule d’autres experts servent de sérieuses mises en garde. Les études cliniques n’ont pas permis d’évaluer l’impact réel de ces changements.

Une seule dose réduira-t-elle l’immunité à long terme ? Est-ce que ça peut faciliter de nouvelles mutations du virus ? 

Le groupe d’experts de Santé Canada doit se prononcer plus tard cette semaine.

Nonobstant les visées nationalistes de François Legault, Québec ferait bien de se rallier au consensus scientifique au pays.

Sans quoi il devra assumer le risque politique et sanitaire de faire cavalier seul face à cette menace immense qui pèse toujours sur la société. 

Le succès de l’ensemble de la campagne de vaccination pèse dans la balance.