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Conditions de travail: cri du cœur du PQ en faveur des garderies

Paul St-Pierre Plamondon somme le gouvernement d’agir

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Le gouvernement doit agir «maintenant» pour améliorer les conditions de travail des éducatrices en garderie, dont le milieu est en proie à une crise «aussi grave que celle des préposés aux bénéficiaires», estime le chef du Parti québécois. 

En soustrayant les nouveaux établissements de ceux qui ont fermé, le Québec a perdu définitivement 845 services de garde, tous types confondus, entre mars et octobre 2020. Une situation particulièrement difficile, alors que 46 000 enfants sont en attente d’une place. 

«Je veux lancer un cri du cœur parce que les milieux de garde en petite enfance sont littéralement en pénurie. On est devant des milliers et des milliers de parents qui n’ont pas accès à ce service essentiel là, alors qu’on leur demande de travailler de la maison!», déplore le chef du PQ, Paul St-Pierre Plamondon. 

Une crise

Déménagé depuis peu dans la région de Québec et père de deux enfants en bas âge, Paul St-Pierre Plamondon a pu constater de lui-même la difficulté de trouver une garderie.  

La propriétaire du service de garde où il a finalement pu faire garder ses enfants lui a confié avoir reçu 40 demandes de parents en l’espace de quatre heures lorsqu’elle a annoncé qu’elle avait de la place.

  • Écoutez l’entrevue de Paul St-Pierre Plamondon, chef du Parti Québécois avec Geneviève Pettersen à QUB radio

«Cette pénurie-là est aussi grave que la crise qu’on a vécue avec les préposés aux bénéficiaires au printemps, insiste-t-il. Qu’est-ce qu’on dit à la mère qui doit gagner sa vie pendant que les enfants sont à la maison parce qu’elle ne trouve pas de place?» 

De meilleures conditions

M. St-Pierre Plamondon estime que ce sont les mauvaises conditions de travail, le salaire et le manque d’écoute du gouvernement par rapport aux besoins des éducatrices qui ont mené à cette problématique. 

«Au Parti québécois, ça fait deux ans qu’on dit qu’il y a une pénurie de places et que le gouvernement doit réaliser la gravité de la situation. On a souvent remis en question le fait que le gouvernement a mis tout son argent dans les maternelles 4 ans et qu’il n’envoie pas des ressources dans le système de CPE et des garderies familiales», affirme-t-il. 

Le tout, ajouté au contexte de pandémie où les garderies doivent opérer de manière plus complexe, «alors que le gouvernement ne les a pas accompagnés adéquatement», aurait également pesé dans la balance. 

«Il faut améliorer le salaire des éducatrices [...], écouter leurs besoins et leur donner les outils pour que ça fonctionne. C’est l’ensemble de ces mesures-là qui va permettre d’attirer des travailleurs et de les garder», soutient le chef du PQ, soulignant que les éducatrices méritent elles aussi des primes COVID-19. 

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