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Dubois à Montréal?

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Le timing n’est pas idéal pour ce type de chronique. Mais lorsqu’il est question d’un joueur comme Pierre-Luc Dubois... Natif de Sainte-Agathe-des-Monts, l’attaquant a signifié aux Blue Jackets son envie de jouer sous d’autres cieux. Étonnant de la part d’un garçon de 22 ans plutôt réservé. 

L’intention du clan Dubois n’aurait rien à voir avec John Tortorella, son bouillant coach à Columbus. Pierre-Luc souhaite remporter au moins une coupe Stanley au cours de sa carrière. Il n’a aucune crainte à devoir évoluer dans un grand marché. L’hypermédiatisation n’est pas un frein pour lui. Sa seule prérogative, se joindre à une équipe avec des ambitions équivalentes aux siennes. 

Jarmo Kekelainen, patron des Blue Jackets, veille aux destinées d’un club pas gérable. Après Sergei Bobrovski, Artemi Panarin et Matt Duchene, partis en 2019, voilà que le troisième choix total de l’encan 2016 veut lui aussi faire ses valises.

Prise de choix

Pierre-Luc Dubois n’est pas un joueur générationnel. C’est un formidable centre qui excelle dans toutes les phases du jeu et qui trônera dans les hauteurs du classement des marqueurs de la Ligue nationale pour longtemps. Le contrat pont qu’il vient de signer lui rapportera 10 millions sur deux ans. Ça le rend encore plus alléchant pour un acquéreur potentiel.

Dubois aura 24 ans à l’issue de cette entente et sera de nouveau joueur autonome avec restrictions. Sa valeur est énorme.

Davantage pour le Canadien, qui enrôlerait un centre grand format natif d’ici, un des rares qui, après avoir
joué ailleurs, serait prêt à plonger dans la marmite de Montréal dans la force de l’âge. 

Danault et d’autres actifs

Maintenant, le prix. Kekalainen va avec raison faire sauter la banque. Ça tombe bien, Marc Bergevin a tout ce que peut vouloir le patron des Jackets. 

Si Columbus offrait à Phillip Danault le type de contrat que Marc Bergevin n’a pas voulu lui consentir. Quelque chose comme 5,5 millions pendant sept ans. Je verrais mal Phillip refuser. Ajoutons des valeurs USA au «package» : Cole Caufield et, au choix, Jordan Harris ou Jayden Struble. Le CH pourrait même majorer son offre d’un choix de deuxième ou de troisième tour au repêchage à venir ou d’un autre actif de sa formation. 

Pas maintenant

Une transaction structurante que tu ne complètes, hélas, pas quelques jours avant de débuter une saison condensée de 56 matchs. Pas quand les attentes envers ton équipe sont énormes et que les pièces du puzzle sont en place. La chimie est en voie de se créer, faut pas tout chambouler. 

Mais avouez que voir Pierre-Luc Dubois débarquer à Montréal l’été prochain, sans que cela n’ait coûté Nick Suzuki ou Jesperi Kotkaniemi... de la pure magie.

Mettons que Max Domi enfile à Columbus comme il l’a fait à sa première saison avec le CH. Mettons que Josh Anderson demeure en santé, mais n’atteint pas la barre des 15 buts en 56 matchs.

Kekelainen pourrait être plus enclin à danser de nouveau avec Marc Bergevin. Je vois d’ici le Bloc d’Yves-François Blanchet revenir à la charge : «Touchons Dubois!»

Allez, bonne saison et faites de beaux rêves!