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Le syndicat des policiers de la GRC dit oui aux caméras corporelles

Bloc GRC
Photo Agence QMI, Joël Lemay

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L’utilisation des caméras corporelles par la Gendarmerie royale du Canada a été approuvée mardi par le syndicat des policiers, mais sous réserve de certaines conditions. 

«Nous croyons que les caméras corporelles nous permettront de mieux saisir le contexte, et qu’elles amélioreront le niveau de transparence et de responsabilisation pour la police et les citoyens », a ainsi déclaré par communiqué Brian Sauvé, président de la Fédération de la police nationale (FPN), mardi.

Si le syndicat des policiers de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) a reconnu qu’il s’agissait d’un outil utile dans la collecte des preuves, son président a tout de même tenu à mettre en garde contre de possibles dérives engendrées par l’arrivée des caméras.

«Nous sommes également conscients des problèmes très réels en matière de protection de la vie privée qui sont en jeu et nous voulons nous assurer que ce nouvel outil n’encombrera pas nos membres, n’entravera pas leur travail, ni ne compromettra leur sécurité de quelque façon que ce soit», a-t-il précisé.

La mise en place d’une formation pour définir l’utilisation de ces dispositifs ainsi que l’affectation de personnel civil pour la gestion des vidéos et l’entretien des appareils ont également été exigées par M. Sauvé.

«Les caméras ne doivent pas être traitées comme une solution aux enjeux permanents des services de police et ne peuvent remplacer des mesures éprouvées comme l’affectation de ressources adéquates aux services de police et aux services sociaux», a conclu le syndicat.

Après l’appui en juin 2020 du premier ministre Trudeau et de la commissaire de la GRC, Brenda Lucki, le premier projet pilote de caméras avait été mis en place au Nunavut en novembre dernier.

Ottawa avait d’ailleurs accordé un financement de 238,5 millions $ sur six ans pour favoriser le déploiement des caméras corporelles.