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Champagne et Garneau changent de siège: Trudeau assure que le remaniement ministériel n'est pas préélectoral

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Le premier ministre Justin Trudeau a tenté de taire toute rumeur de déclenchement imminent d’élections fédérales, mardi, pendant qu’il effectuait un petit remaniement ministériel.

«Au début de tout gouvernement minoritaire, chaque parti politique comprend qu’une élection peut survenir, mais, comme je l’ai continuellement dit, nous ne voulons pas d’élections», a-t-il plaidé face au barrage de questions sur ses intentions ou non d’appeler les Canadiens aux urnes.

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Le ministre de l’Innovation Navdeep Bains a annoncé qu’il quittait son poste pour consacrer plus de temps à sa famille et c’est pour cette raison que des changements ont été faits au cabinet, a fait valoir le premier ministre.

M. Bains, qui terminera son mandat comme député de la circonscription ontarienne de Mississauga—Malton, a aussi expliqué qu’il ne souhaitait pas se représenter aux prochaines élections.

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C’est donc le Québécois François-Philippe Champagne, qui était aux Affaires étrangères, qui a repris la barre comme ministre de l’Innovation. Son collègue Marc Garneau a de son côté hérité des Affaires étrangères pendant que son ancien portefeuille des Transports est allé à Omar Alghabra. Ce député torontois était jusqu’à présent secrétaire parlementaire du premier ministre, de la vice-première ministre et du ministre des Affaires intergouvernementales.

Le jeu de chaises a été officialisé mardi matin au cours d’une cérémonie virtuelle en compagnie de la gouverneure générale Julie Payette.

Jim Carr, député manitobain auparavant ministre des Ressources naturelles, a par le fait même effectué un retour au cabinet en tant que ministre sans portefeuille. Le poste de représentant spécial pour les Prairies qu'il occupe depuis 2019 a ainsi été intégré au conseil des ministres.

Bien que M. Trudeau jure qu’il n’a aucune intention de déclencher une élection, il ne s’engage pas non plus à ne pas dissoudre le Parlement d’ici à la fin juin.

«Évidemment, on espère qu’on va pouvoir continuer de travailler de façon collaborative avec tous les différents partis, [...] mais, dans un gouvernement minoritaire, nous ne contrôlons pas toujours ce qui se passe en termes de comment on peut avancer des dossiers», a-t-il répondu à une journaliste.

Appelé à dire si son gouvernement se garderait de déclencher une campagne électorale d’ici à septembre, quand tous les Canadiens devraient être vaccinés, M. Trudeau s’est contenté d’indiquer que c’était bien là sa «préférence».

Le remaniement de mardi est intervenu le jour même où débutait une retraite du conseil des ministres. Les discussions, en mode virtuel, doivent se poursuivre les 14, 18 et 21 janvier. 

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