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Un tueur libéré après 24 ans de cavale et cinq ans en prison

lucille morin assassinée st-jean-sur-richelieu
Photo tirée de Facebook Francis Mulrey. Tueur libéré

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Un tueur qui a fui les autorités pendant 24 ans a obtenu sa libération conditionnelle totale mardi, après cinq ans de détention et neuf mois sous conditions, ce qui semble insuffisant pour les proches de la victime.

« C’est sûr qu’on trouvera toujours que la sentence n’a pas été assez longue. Qu’il soit déjà libre de vivre sa vie comme il veut, on trouve ça trop tôt pour le crime qu’il a fait. Mais bon, justice a été rendue comme ça, donc on doit s’y plier », a laissé tomber la nièce de Lucille Morin, lorsque Le Journal lui a appris la nouvelle, mardi.

Sa tante « gâteau » a été sauvagement battue à mort avec un vieux fer à repasser dans son logement de Saint-Jean-sur-Richelieu, le 7 août 1991. 

Pour acheter sa prochaine dose

La mort brutale de la dame de 69 ans est longtemps demeurée impunie, car Francis Mulrey avait fui les lieux du crime après avoir effacé ses traces.

Le toxicomane avait volé à l’aînée « une couple de 100 $ » pour acheter sa prochaine dose.

Au terme d’une longue enquête, les policiers lui ont mis la main au collet en 2015, après qu’il eut avoué son geste à un agent d’infiltration. Accusé de meurtre non prémédité, Mulrey a plaidé coupable à un chef réduit d’homicide involontaire en 2018.

Condamné à 11 ans de pénitencier, l’homme de 56 ans a passé environ cinq ans derrière les barreaux, avant qu’on lui accorde une libération conditionnelle en avril en raison de son « comportement irréprochable en détention ».

Reprise en main

Le tueur au lourd passé judiciaire semble avoir repris sa vie en main : il occupe maintenant un emploi dans une usine de Granby et il emménagera en appartement dans cette même ville.

Il a entrepris des démarches pour ravoir un permis de conduire et renouer avec sa fille de 10 ans, dont il a appris l’existence juste avant son arrestation.

« Je vous demande de me faire confiance. Depuis le début, les commissaires m’ont fait confiance dans mon plan de sortie, que j’ai tout respecté », a demandé Mulrey à la Commission des libérations conditionnelles (CLCC) mardi.

Les commissaires Luc Chamberlain et Micheline Beaubien ont évalué que le plan du tueur pour son retour en collectivité était adéquat. 

« Vous mettez de votre bord les chances de réussir votre réinsertion sociale », a noté un commissaire.

Même si Mulrey peut désormais quitter la maison de transition où il séjournait, la CLCC lui a interdit de consommer alcool et drogue jusqu’à la fin de sa peine.