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L'aluminerie Alouette bat un record de production

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La plus importante aluminerie des Amériques établie à Sept-Îles a battu un record de production depuis le début de ses opérations en 1992. L’aluminerie Alouette a produit l’an dernier plus de 620 000 tonnes d’or gris grâce à un changement technologique.

Quelque 100 millions $ ont été investis jusqu'en novembre dernier pour l’implantation de la technologie AP40 aux cuves d’électrolyse.

«On a augmenté la quantité d’énergie dans chacune des cuves et, pour pouvoir le faire, ça prend des conditions de brasquage, de balance thermique, c’est ce que cette technologie permet de faire» a expliqué mercredi le nouveau président et chef de la direction de l'aluminerie, Claude Gosselin, qui est entré en poste la semaine derrière.

L'homme, originaire de la Côte-Nord, a travaillé pendant 25 ans à l'aluminerie Alouette avant d'aller relever de nouveaux défis à Trois-Rivières il y a quelques années. Ses objectifs professionnels sont simples: «Que l’usine soit plus compétitive, que l’organisation soit en santé», a-t-il dit à TVA Nouvelles.

L’aluminerie Alouette compte mener à terme dès cette année son projet de conversion au gaz naturel de ses fours à cuisson des anodes. Il s’agit d’un projet de 23 millions $, financé aux deux tiers par le gouvernement du Québec. Et près de 40 millions $ supplémentaires seront investis en 2021 pour divers projets de modernisation et de maintien des actifs.

Claude Gosselin prévoit que les cinq propriétaires du consortium continueront d’investir au-delà de 30 millions $ par année pour assurer l’avenir de l’aluminerie.

«C’est des actionnaires qui croient dans l’usine et son potentiel. Ce message est solidement là.»

La 3e phase de l’aluminerie est toujours sur la glace. Les conditions du marché de l’aluminium ne sont pas favorables à ce projet d’agrandissement majeur de 2 milliards $ pour lequel Alouette a déjà obtenu des engagements de Québec pour son approvisionnement énergétique.

«On ne sait jamais, les marchés changent, les besoins changent, mais pour l’instant ce n’est pas quelque chose que l’on regarde», a conclu Claude Gosselin.