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Taxes municipales: l'opposition demande à Labeaume d’imiter Montréal

Le chef de Québec 21, Jean-François Gosselin
Photo d'archives, Didier Debusschère Le chef de Québec 21, Jean-François Gosselin

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La Ville de Québec devrait imiter la Ville de Montréal en repoussant l’échéance des paiements de taxes municipales en 2021, en raison de la pandémie, clament les partis d’opposition à l’hôtel de ville.

 • À lire aussi: Report des dates limites du paiement des taxes municipales à Montréal

Mercredi matin, le vice-président du comité exécutif de la Ville de Montréal Benoit Dorais a confirmé que les contribuables de la métropole auront droit à un certain répit. La date limite pour le premier versement – prévu en mars habituellement – a été repoussée au 1er juin alors que le deuxième versement sera dû pour le 1er septembre.  

À Québec, les taxes foncières doivent être acquittées en quatre versements. Pour l’heure, le cabinet de Régis Labeaume a indiqué qu’aucun changement n’était prévu aux dates limites prévues le 3 mars, le 3 mai, le 5 juillet et le 3 septembre.  

Les partis d’opposition déplorent la position intransigeante de la Ville de Québec, qui refuse d’offrir un report cette année, alors qu’elle l’avait pourtant fait en 2020, quand la crise sanitaire a éclaté.  

«Je ne comprends pas l’entêtement du maire. Est-ce que c’est par manque d’empathie? Par manque de sensibilité? Est-ce qu’il veut garder un rapport de force dans ses négociations avec les hôteliers? L’an passé, la Ville de Québec l’avait fait. Montréal l’a annoncé ce matin. Le maire devrait déjà l’avoir annoncé», a réagi le chef de l’opposition, Jean-François Gosselin.  

Ce dernier pense d’abord et avant tout aux commerçants, comme les restaurateurs et les hôteliers, dont les revenus ont chuté drastiquement dans les derniers mois en raison des mesures strictes imposées par le gouvernement. Le chef de Québec 21 dit vouloir leur permettre de «respirer un peu» en leur donnant une marge de manœuvre.  

«C’est la moindre des choses. Lorsqu’on parle de relance économique, on va avoir besoin de nos commerçants, de nos restaurateurs et de nos hôteliers... Le maire doit sortir le plus rapidement possible pour leur enlever ce souci avec les taxes.» 

Rousseau déplore le «silence» du maire

Le chef de Démocratie Québec, Jean Rousseau, est également d’avis que la Ville de Québec doit offrir la possibilité de reporter le premier paiement de taxes au mois de juin. Le silence de la mairie sur cet enjeu, dit-il, est assourdissant. M. Rousseau propose également d’offrir la possibilité d’étaler les versements sur 12 mois, sans frais ni intérêt, comme à Lévis.  

«Je suis très surpris de l’absence de geste posé par la Ville, qui ne semble pas vouloir bouger de ce côté-là. C’est la moindre des choses qu’on peut faire pour aider les restaurateurs et hôteliers. Pourquoi leur ajouter une pression financière supplémentaire? Ce qu’on demande, c’est un report de taxes, pas un congé de taxes. La Ville a la marge financière pour le faire», a-t-il confié en entrevue.  

Au cabinet de la mairie, l’attaché de presse du maire Régis Labeaume s’est refusé à tout commentaire mercredi. La veille, il avait invité à nouveau les commerçants en difficulté à contacter la Ville pour prendre des ententes de paiement à la pièce. Les médias ont cependant été convoqués à un point de presse au sujet de la facture de taxes jeudi après-midi. Le maire fera le point avec le directeur général de la Ville, Luc Monty, et la directrice du Service des finances, Chantal Pineault. 

Les hôteliers de Québec, qui peinent à joindre les deux bouts, étaient également sortis publiquement, mardi, pour réclamer des assouplissements à l’administration Labeaume pour le paiement des taxes foncières.