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Recommandations imminentes de l'OMS, près de 2 millions de morts

Recommandations imminentes de l'OMS, près de 2 millions de morts
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Le comité d’urgence de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) doit formuler, vendredi, des recommandations face à l’apparition de variants plus contagieux du coronavirus, susceptibles de provoquer une nouvelle explosion de la pandémie qui approche déjà les deux millions de victimes. 

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Le Royaume-Uni ferme ses frontières dès vendredi aux arrivées de tous les pays d’Amérique du Sud ainsi que du Portugal en raison d’une mutation découverte au Brésil et qualifiée d’«inquiétante» par l’OMS.

Le Portugal s’est, de son côté résolu, à un nouveau confinement général à partir du même jour, tandis que la France va étendre, samedi, sur tout son territoire un couvre-feu dès 18h et exigera des voyageurs souhaitant entrer depuis un pays extérieur à l’Union européenne (UE) un test négatif à la COVID-19 avant de partir.

Le comité d’urgence de l’OMS se retrouve normalement tous les trois mois, mais le directeur général de l’organisation internationale, Tedros Adhanom Ghebreyesus, en a convié les membres jeudi, deux semaines plus tôt que le calendrier prévu, pour s’attaquer au sujet de ces récentes évolutions du virus et envisager l’usage de certificats de vaccinations et de tests pour les déplacements internationaux.

Déjà aux États-Unis, des sociétés informatiques, dont Microsoft, des institutions de santé et des ONG ont formé une coalition pour mettre au point un passeport de vaccination. 

Près de 2 millions de morts

Dernière en date, une mutation originaire de l’Amazonie brésilienne et dont le Japon a annoncé, dimanche, la découverte pourrait, selon l’OMS, impacter la réponse immunitaire.

Apparus avant elle, les variants dits britannique et sud-africain, particulièrement contagieux, s’étendent désormais à respectivement au moins une cinquantaine et une vingtaine de pays, dans un monde submergé par une nouvelle vague de contaminations que confinements, couvre-feux et campagnes de vaccination ne parviennent pas à endiguer.

La résurgence de la COVID-19 n’épargne pas la Chine, où la maladie avait été signalée pour la première fois fin 2019 à Wuhan (centre). Ce pays avait maîtrisé l’épidémie, mais a recensé, jeudi, son premier décès dû au virus depuis mai, dans la province du Hebei.

Des experts de l’OMS sont arrivés jeudi en Chine pour enquêter sur les origines de la maladie. La visite est ultrasensible pour le pouvoir chinois, qui cherche à écarter toute responsabilité dans la pandémie qui a fait au moins 1 979 596 morts dans le monde, selon un comptage de l’AFP.

En Allemagne, la chancelière Angela Merkel a plaidé, jeudi soir, pour des restrictions nettement renforcées et demandé une réunion des autorités la semaine prochaine, selon une source proche de son parti.

Quelque 25 164 nouveaux cas y ont été recensés ces dernières 24 heures et 1244 morts, un nombre record.

Plan d’urgence américain

En Italie, le gouvernement a prolongé l’état d’urgence jusqu’au 30 avril. Le Vatican a fait savoir que le pape François, 84 ans, et le pape émérite Benoît XVI, 93 ans, avaient été vaccinés.

En Turquie, la campagne de vaccination a débuté jeudi avec le vaccin chinois CoronaVac, administré au personnel soignant dans différentes régions.

Confronté à une progression exponentielle des cas, le Liban a entamé, jeudi, un strict confinement de onze jours, alors que certains hôpitaux commencent à manquer de lits.

La Tunisie s’est également reconfinée, pour quatre jours, de jeudi à dimanche, face à une situation épidémiologique «très dangereuse», selon les autorités sanitaires.

Au Brésil, l’État d’Amazonas (nord) a annoncé, jeudi, l’instauration d’un couvre-feu en raison de la saturation des hôpitaux, débordés par l’afflux de patients atteints de la COVID-19, avec de graves problèmes d’approvisionnement en oxygène. «Notre région produit de grandes quantités d’oxygène [grâce à la forêt], mais aujourd’hui, c’est notre population qui a besoin d’oxygène et de solidarité», a lancé le gouverneur Wilson Lima.

Face au choc subi par la première économie du monde sous l’effet de la pandémie, le président élu américain Joe Biden a dévoilé, jeudi, un nouveau plan de relance d’urgence de 1900 G$, censé sortir les États-Unis de leur pire crise économique depuis les années 30. Chèques aux familles, fonds pour rouvrir les écoles, argent pour accélérer tests et vaccins, liquidités pour les petites entreprises, ou encore aide alimentaire renforcée: ce «plan de sauvegarde» doit répondre à l’urgence, et empêcher le pays, où près de 390 000 personnes ont été fauchées par la maladie, de s’enfoncer plus encore dans la crise.