/news/education
Navigation

Des images à caractère sexuel partagées pendant un cours en ligne d'une école de Québec

Coup d'oeil sur cet article

Une plainte pour cyberintimidation et distribution d’images à caractère sexuel a été déposée à la police de Québec pour des gestes qui se seraient produits à l’endroit d’une jeune adolescente pendant un cours en ligne de l’école Saint-Jean-Eudes.

Dès le début des cours en ligne, la semaine dernière, des élèves de Saint-Jean-Eudes, un établissement privé de Québec, se seraient amusés à ridiculiser une fille de 13 ans, notamment avec des dessins obscènes sur une image de la victime.

Ils auraient ensuite partagé ces éléments sur Snapchat et Instagram.

La direction de l’école estime qu’elle a agi rapidement et que des sanctions ont été prises, mais la famille de la victime juge que ce n’est pas suffisant.

Le SPVQ confirme le dépôt de la plainte. Le policier-école mène le dossier.

«Plusieurs élèves ont vu passer ces images à caractère sexuel sur les réseaux sociaux et les ont même enregistrées sur leurs appareils numériques. Nous ne souhaitons aucune arrestation, car ce sont des mineurs, mais nous exigeons que les images soient complètement supprimées. Nous avons confié notre enfant à l’école, et non à la police de Québec», explique le parent qui croit à la «sensibilisation dans un milieu sécuritaire».

Des sanctions

Sans banaliser la situation, la directrice Mélanie Lanouette a mentionné que des sanctions ont été prises immédiatement à l’endroit des élèves concernés. 

«On est obligé d’appliquer le protocole de lutte contre l’intimidation. On est lié à partir de la plainte officielle et le dossier est toujours sous enquête. Il faut être patient. Ça ne peut pas être réglé en moins de 24 heures», a-t-elle expliqué. 

Selon la directrice de l’école, certains incidents étaient prévisibles avec les cours en ligne.

«Ils ont été avertis. Il y a un code d’éthique, mais on s’y attendait. Ce sont des jeunes. Ça ne veut pas dire qu’on tolère tous les comportements. Les professeurs sont formés et les parents sont informés», termine Mme Lanouette.