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Goodfood veut livrer de l’alcool avec ses repas

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Après les repas prêts-à-cuisiner, l’entreprise montréalaise Goodfood veut maintenant pouvoir livrer de l’alcool aux consommateurs.  

«C’est quelque chose que nous avons toujours eu en tête», a indiqué au Journal le chef de la direction financière, Philippe Adam. 

Dans une récente inscription au Registre des lobbyistes, la société demande au gouvernement de «permettre aux épiceries en ligne, comme à leurs concurrents traditionnels, de vendre et de livrer de la bière, du vin et du cidre comme partie intégrante des paniers d’épicerie des clients québécois». 

La direction souhaite également que la livraison puisse être effectuée par un service tiers, comme Uber Eats, Eva ou DoorDash, comme c’est permis depuis le mois de décembre pour les restaurateurs à travers le Québec. 

Philippe Adam confirme que son organisation a déjà eu des discussions avec des responsables au Québec et en Ontario à ce sujet. À terme, l’objectif de la compagnie est de déployer ce nouveau service à travers le Canada. 

«Il y a plein de nos abonnés qui nous le demandent déjà. Ils veulent des recommandations avec les repas», avance-t-il. «En ce moment, ce n’est pas permis pour nous en raison de la législation. On voudrait livrer du vin ou de la bière. On ne parle pas ici d’alcool fort», poursuit-il. 

Contrairement aux géants de l’alimentation comme Metro, Sobeys ou Loblaw, Goodfood ne possède pas d’épicerie où les consommateurs peuvent faire leurs emplettes. C’est en ligne que les clients doivent commander. 

Goodfood dit vouloir, entre autres, mettre de l’avant les produits alcoolisés d’ici, si le gouvernement apportait des modifications à la réglementation. 

«L’objectif est de donner aux consommateurs le même choix que s’ils faisaient affaire avec d’autres épiciers», répond Philippe Adam. «C’est sûr que chez Goodfood, nous sommes très forts dans les produits locaux. Nous aimerions avoir un angle local, notamment pour la bière», ajoute-t-il.  

  • Écoutez la chronique économique d’Yves Daoust, directeur de la section Argent du Journal de Montréal, sur QUB radio:  

Hausse des ventes

Mercredi, Goodfood a dévoilé les résultats financiers pour son premier trimestre clos le 30 novembre. La société a enregistré des ventes de 91,4 M$. Il s’agit d’une croissance de 62% par rapport à la même période lors de l’exercice précédent. 

Malgré ces résultats, la compagnie n’a pas été en mesure de dégager un profit net. La perte nette s’est établie à 2,6 M$, soit 2,5 M$ de moins que l’exercice précédent. Par action, la perte nette a été de 0,04$. 

Entre novembre 2019 et 2020, Goodfood a vu son nombre d’abonnés actifs bondir de 76 000 pour atteindre 306 000 personnes à travers le Canada, alors que la popularité pour les achats en ligne a grimpé depuis le printemps, en raison des impacts de la pandémie. 

«Nous ne cessons d’élargir notre offre, qui comprend à ce jour bien au-delà de 500 produits, et nous multiplions les initiatives, comme la livraison le jour même, afin d’accroître la valeur pour nos clients», a déclaré dans un communiqué Jonathan Ferrari, chef de la direction de Goodfood.