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Gilbert Rozon et Éric Salvail acquittés: pas d'appel, annonce le DPCP

Les deux hommes ont été acquittés le mois dernier

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Photos d'archives L’homme d’affaires Gilbert Rozon, à gauche, et l’ex-animateur télé Éric Salvail.

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Tant Gilbert Rozon qu’Éric Salvail n’ont plus à s’inquiéter de la justice puisque la Couronne a annoncé vendredi qu’elle ne portera pas leurs acquittements en appel.

« Après une analyse rigoureuse de la décision rendue dans le dossier de Gilbert Rozon, le DPCP annonce qu’il n’a pas l’intention de se pourvoir en appel », a fait savoir la porte-parole du Directeur des poursuites criminelles et pénales, Me Audrey Roy-Cloutier.    

  • Écoutez la chronique judiciaire de l’ex-juge Nicole Gibeault à QUB radio:   

Dans le cas d’Éric Salvail, la procureure a annoncé qu’après « une analyse exhaustive » du jugement, la Couronne n’avait pas de poigne pour en appeler.

Pas d’erreur de droit

« Ce verdict est basé sur l’appréciation de la crédibilité des témoins et, puisque nous ne relevons aucune erreur de droit, nous annonçons notre décision de ne pas le porter en appel », a-t-elle dit.  

Rozon, 66 ans, s’en était sorti le 15 décembre à la suite de son procès où la plaignante, Annick Charrette, l’accusait de l’avoir violée alors qu’elle dormait, à la suite d’une soirée dans les Laurentides, vers 1980. 

Trois jours plus tard, c’était au tour d’Éric Salvail d’être acquitté pour des gestes sexuels allégués par le plaignant Donald Duguay, et qui seraient survenus en 1993 à Radio-Canada, où les deux hommes travaillaient.

Dans cette affaire, le juge Alexandre Dalmau a estimé que le plaignant avait exagéré en livrant sa version à la cour, si bien qu’il n’a pas été cru.

Pas surprise

Pour l’actrice Patricia Tulasne, qui avait dénoncé Rozon, mais dont la plainte à la police n’avait pas été retenue, la décision de ne pas porter en appel le dossier n’a rien d’une surprise.

« Pour moi, tout était terminé le mois dernier, je n’attendais plus rien », a-t-elle commenté au Journal.

Mais malgré tout, elle estime que même si Rozon s’en est sorti, tant au criminel que dans l’action collective du collectif Les Courageuses, qui l’accusait au civil d’être un prédateur sexuel, tout n’a pas été vain.

« Ça a suscité une réflexion, on espère que le droit va évoluer pour une justice plus adéquate pour les victimes », a-t-elle conclu.