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Mont-Sainte-Anne: la MRC progresse dans son projet

FD-ACCIDENT MONT ST ANNE GONDOLES
Photo d'archives, Agence QMI

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Une première étape a été franchie par la MRC de La Côte-de-Beaupré pour l’acquisition de terrains au Mont-Sainte-Anne.

La MRC a confirmé que l’analyse du cadre juridique permettant d’envisager l’acquisition des propriétés de la Sépaq au Mont-Sainte-Anne est complétée. 

Face aux nombreuses difficultés en lien avec la station de ski, la MRC souhaite en faire davantage pour les citoyens et la clientèle locale. Les élus veulent à tout prix préserver un joyau qui se meurt, notamment en raison d’un sous-investissement de longue date. 

La MRC poursuit parallèlement l’élaboration d’un plan de développement. Ce plan sera ensuite livré au gouvernement du Québec.  

Des emplois

«On veut agir comme chef d’orchestre et en faire plus. À terme, cette démarche permettra de garantir un développement harmonieux et un environnement d’affaires serein pour l’investissement. Plus de 600 emplois dépendent du Mont-Sainte-Anne. Il faut bien faire les choses», insiste Pierre Lefrançois, préfet de La MRC de La Côte-de-Beaupré. 

La MRC cible uniquement les droits de propriété tréfonciers (sous-sol) de la Sépaq et non pas les équipements qui sont la propriété de Resorts of the Canadian Rockies (RCR). 

À ce chapitre, les installations de RCR, les remontées et les chalets, auraient besoin d’une mise à niveau importante de plusieurs millions de dollars, tout comme le système électrique et celui de l’enneigement artificiel. Des centaines de clients insatisfaits se font entendre et même des employés sur place ne se gênent plus pour s’exprimer sur l’état de la situation. 

La MRC n’entend pas devenir gestionnaire d’activités touristiques, mais veut investir pour le développement de la région. 

Au cours des dernières années, la MRC a investi plus de 2,5 M$ pour la mise à niveau des pistes de ski de fond et de vélo de montagne, la promotion touristique au Mont-Sainte-Anne, la rénovation du Centre des congrès et la réfection du Quai de Sainte-Anne-de-Beaupré. Les activités de plein air, les sentiers de fat bike ainsi que le secteur des chutes Jean-Larose pourraient subir des améliorations. 

«Dans cet esprit, nous réaliserons des consultations au cours des prochaines semaines afin de recueillir les commentaires et les idées de la population», ajoute M. Lefrançois. 

Pression à la hausse

Au Mont-Sainte-Anne, la mobilisation se poursuit aussi avec l’organisme les Amis du Mont-Sainte-Anne, dont le président est Yvon Charest, ancien patron de l’Industrielle Alliance. L’OBNL rassemble toutes les forces vives qui ont à cœur la pérennité du Mont-Sainte-Anne. Le groupe de gens d’affaires veut améliorer la gestion de la montagne, déficiente depuis trop longtemps.  

Depuis près d’un an, après deux accidents importants et de nombreux blessés, les télécabines sont fermées. L’accès au sommet de la montagne et au versant nord dépend en partie d’une remontée qui date des années 80, la Tortue. L’accès aux télécabines pourrait être impossible jusqu’à la fin de la saison.